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Le 15-18

Avec Alain Gravel

En semaine de 15 h à 18 h

Le profilage racial s’est-il répandu sur la Rive-Nord?

Gros plan sur une voiture de police dont la porte du conducteur est ouverte par un policier assis à l'intérieur.

Une voiture du Service de police de la Ville de Mascouche

Photo : Radio-Canada

Après celui de Montréal, celui de Laval et celui de Repentigny, voilà que le corps policier de Mascouche et celui de Terrebonne sont, eux aussi, visés par des allégations de profilage racial. Plusieurs résidents de ces deux municipalités ont pris la parole dernièrement pour dénoncer le racisme dont ils disent avoir été l'objet.

Le mari de Stéphanie Mucci est noir, et il lui arrive très souvent de se faire interpeller par les policiers lorsqu’il conduit la voiture de sa femme, que ce soit à Mascouche (où il habite), dans la ville voisine de Terrebonne ou encore à Laval (où il travaille).

Stéphanie Mucci raconte que des policiers se sont même rendus à son domicile après la plainte d’un voisin alors que son mari venait à peine d’arriver à la maison. Ça fait vraiment peur; c’est même traumatisant, dit-elle. Le pire, dans tout ça, c’est que mes enfants vont vivre ça si je reste ici, alors que j’ai vécu ici toute ma vie.

Mascouche, c’est une super belle place pour élever une famille. C’est la place parfaite pour une famille blanche, pas pour une famille noire.

Stéphanie Mucci, citoyenne de Mascouche

De son côté, la Ville de Mascouche explique que les policiers n’ont fait que suivre le protocole lorsqu’ils se sont présentés au domicile de Stéphanie Mucci.

Le capitaine Joël Lamarche, du Service de police de Terrebonne, nie quant à lui l’existence de racisme systémique dans sa municipalité. Il assure que les policiers sont bien formés et qu'ils sont conscients de la diversité sociale et culturelle dès qu'ils sont sur les bancs d'école. Il précise toutefois que cela ne veut pas dire que des gestes racistes isolés ne peuvent pas se produire et insiste sur l’importance de les combattre.

Le directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales, Fo Niemi, dit avoir entendu plusieurs témoignages de résidents de la Rive-Nord faisant état de profilage racial de la part des policiers. Il explique ce phénomène par les transformations démographiques qu’a connues la région au cours des dernières années. Je crois que, dans les petites municipalités qui ont été très longtemps monoethniques, c’est un processus qu’on appelle le choc culturel de banlieue, dit-il.

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