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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Un urubu noir blessé remis en liberté : une première au Québec

Un homme tenant un énorme oiseau aux ailes déployées dans ses mains.

Le directeur et fondateur de l'UQROP, Guy Fitzgerald, s'apprête à remettre l'urubu à tête noire en liberté.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Depuis plus de 30 ans, l'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) veille à la conservation des oiseaux carnivores et de leurs habitats naturels. L'organisme a réussi à soigner et à remettre en liberté une multitude d'espèces, mais récemment, c'était la première fois qu'il le faisait avec un urubu noir, un oiseau originaire d'Amérique latine et du sud des États-Unis.

L’urubu recueilli par l’UQROP en novembre dernier avait été blessé par balle. Il avait une patte fracturée et un œil crevé. L'oiseau a aussitôt été envoyé à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où il a été soigné. Par la suite, il a suivi un programme de réhabilitation dans les locaux de l’UQROP, à Saint-Jude, jusqu’à ce qu’il soit assez en forme pour retourner dans la nature. Vu que c’est un charognard, je n’ai pas d’inquiétude à le remettre en liberté avec juste un œil, parce qu’il n’a pas à poursuivre des proies vivantes pour se nourrir : il va trouver des animaux morts, indique le directeur et fondateur de l'UQROP, Guy Fitzgerald.

La plupart des oiseaux qui sont amenés à l’UQROP ont généralement été blessés en entrant en collision avec un bâtiment ou une voiture. Il faut d’ailleurs éviter de jeter des déchets organiques – cœurs de pomme, pelures de banane, etc. – lorsque l’on est en voiture, parce que ça va attirer de petits oiseaux et de petits animaux près de la route et, eux, vont attirer les oiseaux de proie, précise la biologiste Vanessa Beauregard.

Les remises en liberté de l’UQROP se font généralement devant public. Grâce à un encan, un visiteur peut obtenir le privilège de procéder lui-même à la libération de l’animal. Pour l’UQROP, c’est une façon de financer ses activités afin d’être capable de poursuivre sa mission de conservation et d’éducation.

Toutefois, depuis le début de la pandémie, le public est moins au rendez-vous lors des spectacles organisés par l’UQROP, ce qui a grandement réduit les revenus de l'organisme.

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