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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des voix s’élèvent pour dénoncer le manque d’accès aux lacs du Québec

Une barrière barrant l'accès à un lac sur lequel se trouve un kayakiste.

Depuis cet été, il faut une clé pour accéder à la rampe de mise à l'eau de Waterloo.

Photo : Radio-Canada / Danny Braun

On compte près d'un demi-million de lacs et de rivières au Québec, mais peu sont accessibles aux pêcheurs et aux plaisanciers. De plus en plus de municipalités choisissent de restreindre l'accès à leurs plans d'eau à leurs résidents. C'est pourquoi plusieurs personnes demandent à Québec de reprendre le contrôle des rampes de mise à l'eau.

Certaines municipalités demandent jusqu’à 500 $ aux non-résidents qui souhaitent naviguer sur leurs lacs. Plusieurs jugent que ces tarifs prohibitifs visent à décourager les touristes de profiter des plans d’eau de la province. Dans plusieurs municipalités du Québec, le coût d’accès devient la seule façon de régir l’accès au plan d’eau, affirme le directeur du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec, Antoine Verville. À partir du moment où l'on a une rampe de mise à l’eau, c’est difficile d’interdire l’accès selon la force du moteur ou le type d’embarcation.

C’est aussi ce que pense le président de l’Association des pêcheurs sportifs du Québec, Stéphan Bourgeois : Il n’y a rien qui justifie ces montants, à part si ces municipalités veulent carrément interdire l’accès à leurs lacs. Nous, on voudrait que le gouvernement reprenne possession des rampes de mise à l’eau ou, du moins, qu’il impose une loi aux municipalités afin de limiter le coût qu’elles peuvent demander.

De leur côté, les municipalités tentent de protéger leurs plans d’eau des espèces envahissantes, comme c’est le cas à Waterloo, où il faut maintenant demander une clé pour accéder à la rampe de mise à l’eau. Dans cette municipalité, seuls les résidents ont accès au lac. Ce sont seulement les bateaux à moteur qu’on veut restreindre, précise le maire Jean-Marie Lachapelle. Une étude a montré que certains secteurs du lac ont beaucoup de myriophylles à épis, une plante envahissante.

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