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Un projet de complexe de villégiature international sème l’inquiétude à Laval

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Un projet de complexe de villégiature international sème l’inquiétude à Laval

Dessin d'une vue aérienne montrant un terrain boisé avec plusieurs bâtiments.

Illustration tirée de la brochure détaillée du Projet Île Gagnon

Photo : Projet Île Gagnon

Ce n'est pas première fois qu'un promoteur rêve de développer l'île Gagnon, située en plein cœur de la rivière des Mille Îles, à Laval. Or, le projet immobilier qui est présenté ces jours-ci est particulièrement imposant. Il s'agit même, en ce moment, de l'un des plus importants du Québec. L'idée d'un complexe de villégiature international sur cette île est toutefois loin de plaire à l'ensemble de la population lavalloise.

Le projet immobilier, conçu et présenté par le promoteur François Duplantie, se divise en deux parties. La première se situe sur l’île Gagnon, une île privée sur laquelle Céline Dion a déjà résidé. Le promoteur souhaite y construire, à partir de 2022, 700 logements ou condos, un hôtel, un spa, une salle de sport et deux restaurants. Il veut en faire un lieu de villégiature international.

L’autre partie du projet immobilier se trouve dans le quartier Sainte-Rose. Elle prévoit la construction de 970 logements ou condos, d’une résidence pour aînés, d’un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et d’une salle de spectacle.

C’est surtout la portion du projet située sur l’île Gagnon qui déplaît à plusieurs, car l’île fait partie du refuge faunique de la Rivière-des-Mille-Îles. C’est déjà un lieu de villégiature où les gens de Montréal viennent faire du kayak, du canot et de la pêche, affirme la documentariste Hélène Choquette. Je ne crois pas qu’on va faire venir des gens de l’étranger pour venir vivre sur une île au milieu de la rivière des Mille Îles, à Laval.

Ariane Gagnon s’inquiète, elle, des conséquences sur la qualité de vie des citoyens d’un projet d’une telle envergure : C’est beaucoup d’années de désagrément, de bruit, de poussière, de pollution. C’est entre autres pour ça que je suis 100 % contre ce projet.

De son côté, le promoteur François Duplantie fait valoir que son projet permettrait à la population d’avoir accès à l’île Gagnon. C’est une île privée, rappelle-t-il. Elle ne sera jamais un parc. Et nous, ce qu’on propose dans notre projet, c’est plusieurs nouveaux accès aux berges, avec le projet de parc Sainte-Rose, notamment.

L'entreprise Olymbec, avec qui il fait affaire, a déjà acheté les terres pour accueillir les bâtiments, autant sur l'île Gagnon que dans le quartier Sainte-Rose.

La Ville fait appel à la consultation

La Ville de Laval mène en ce moment un sondage auprès de sa population. L’objectif, c’est de mesurer l’acceptabilité sociale des projets proposés et de chacune de leurs composantes, indique la conseillère municipale de Sainte-Rose, Virginie Dufour.

L’Association des citoyens et amis du Vieux Sainte-Rose demande toutefois à la Ville de suspendre le sondage, car elle croit que la population n’est pas assez bien informée sur le projet pour être en mesure de donner son option de façon éclairée.

Le consentement de la Ville de Laval est nécessaire pour que le projet aille de l'avant, puisque ce dernier nécessite des changements de zonage.

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