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De comédien à travailleur agricole : ces gens qui ont repensé leur carrière pendant la pandémie

Le 15-18

Avec Jacques Beauchamp et Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

De comédien à travailleur agricole : ces gens qui ont repensé leur carrière pendant la pandémie

Gros plan d'une main qui touche la base d'une asperge qui sort du sol.

La pandémie de COVID-19 a été l'occasion pour certains d'essayer le métier de travailleur agricole.

Photo : Radio-Canada

Pour certaines personnes, la crise du coronavirus a été l'occasion d'effectuer un changement de carrière, parfois temporaire, parfois permanent. C'est notamment le cas du comédien Jean-René Moisan, de la flûtiste Caroline Tremblay et du photographe Fabrice Gaëtan.

En tant que comédien, Jean-René Moisan a été touché de plein fouet par la crise. Mais il n’est pas resté inactif pour autant et il s’est vite transformé en cueilleur d’asperges. J’ai vu les annonces du gouvernement qui disaient qu’on avait besoin de travailleurs agricoles, raconte-t-il. Alors, tout naturellement, je me suis dit : "Pourquoi pas?" Je suis très heureux d’avoir fait cette expérience, ça m’a ouvert les yeux sur une autre réalité.

Jusqu’à l’arrivée du coronavirus, Caroline Tremblay gagnait sa vie en jouant de la flûte à bec. Elle a travaillé avec le quatuor Flûte alors, avec les Violons du Roy et avec l’Orchestre symphonique de Montréal. Les contrats se font toutefois rares ces temps-ci. Elle a donc décidé de retourner sur les bancs d’école pour étudier la musicothérapie, un projet auquel elle songeait depuis quelque temps déjà : La transition, je peux la faire encore plus sérieusement parce que je vais avoir moins de concerts. Être musicien, c’est être toujours en train de courir. On ne veut rien manquer, alors on accepte tous les concerts.

Pour le photographe Fabrice Gaëtan, la pandémie de COVID-19 a été l’occasion de se découvrir un intérêt marqué pour l’agriculture. Quand la COVID est arrivée et qu’il y a eu des menaces de fermeture de pépinières, j’ai voulu ne pas être pris au dépourvu, raconte-t-il. J’avais des semences à la maison et je les ai fait lever. Ça a super bien été, elles ont toutes levé. J’ai décidé d’en distribuer et tout le monde s’est garroché.

Grâce à la parcelle de terre que lui a prêtée un agriculteur, il a pu cultiver 600 plants de piments forts d'une variété qui pousse généralement mal au Québec.

Ce succès agricole a entraîné Fabrice Gaëtan dans une profonde réflexion sur son rôle dans la société : J’ai eu une réflexion sur notre façon de consommer. C’est quand même noble, faire pousser des trucs. La photo, c’est mon métier, c’est ma passion, ça me fait vivre, mais personne n’a besoin de photos pour vivre.

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