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Les hospitalières, témoins et actrices des grandes épidémies à Montréal

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Les hospitalières, témoins et actrices des grandes épidémies à Montréal

Le musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Le musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Photo : Facebook / Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal

Le musée des Religieuses hospitalières de Saint-Joseph de l'Hôtel-Dieu de Montréal, c'est un peu un musée des épidémies. Car les sœurs ont non seulement été témoins des différentes vagues de maladies qui ont frappé Montréal au cours de son histoire, mais elles en ont aussi été des actrices importantes. Leurs témoignages permettent de prendre un peu de recul par rapport à la pandémie de COVID-19 que le monde vit en ce moment.

Au 19e siècle, il n’était pas rare qu’une épidémie fasse des milliers de morts à Montréal. Mais la population sur l’île était beaucoup moins grande qu’elle ne l'est aujourd’hui. Si on tient compte du nombre de personnes qui vivaient sur l’île de Montréal, les décès qui avaient lieu étaient désastreux; c’était presque la fin d’un monde, affirme sœur Denise Lafond.

L’épidémie de typhus de 1847 a été particulièrement meurtrière. À un point tel qu’on empêchait les hospitalières de soigner les malades à l'Hôtel-Dieu, car on craignait une contamination des autres patients. C’est donc dans des hangars que les malades du typhus ont été soignés par les religieuses et les religieux. Toutes les communautés religieuses se sont alliées pour essayer d’aider et elles sont toutes allées soigner dans ces hangars la population contaminée, indique l'agente à la programmation et à l’éducation du musée, Charlotte Moreau de la Fuente.

Les différentes épidémies ont fait de nombreuses victimes dans les communautés religieuses, tout comme la COVID-19 a atteint une grande partie du personnel soignant. C’est l’un des constats qui font dire au directeur général du musée, Paul Labonne, que les épidémies se suivent et se ressemblent : On voit que Montréal a traversé, au cours de son histoire, différentes crises sanitaires, beaucoup d’épidémies. Il y a toujours le même pattern qui arrive : la fulgurance des épidémies, la mobilisation du personnel soignant avec son lot de décès – ce sont des gens qui se sacrifient – et la peur que ça suscite chez les Montréalais.

Deux morceaux de tissu encerclés d'un anneau de métal.

C'est lors de la pandémie de grippe espagnole de 1918 que les hospitalières ont porté pour la premières fois des masques chirurgicaux.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

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