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Branle-bas de combat pour éviter les éclosions de COVID-19 chez les itinérants

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Branle-bas de combat pour éviter les éclosions de COVID-19 chez les itinérants

Une personne itinérante fouille dans ses sacs devant un comptoir de distribution d'aliments au centre-ville de Montréal.

La situation des personnes itinérantes lors de la pandémie de COVID-19 inquiète les autorités publiques.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Ville de Montréal et les organismes d'aide aux sans-abri s'activent depuis les dernières semaines pour protéger la population itinérante de la pandémie de COVID-19. Pour l'instant, on rapporte encore peu de cas chez les sans-abri, mais il est difficile d'obtenir un portrait juste.

La Ville de Montréal a mis sur pied 11 centres d’hébergement temporaires pour les itinérants. On y rapporte une dizaine de cas de COVID-19 depuis les derniers jours. Au total, sur les 540 sans-abri qui ont passé le test de dépistage à Montréal, 19 ont reçu un résultat positif.

Ce n’est pas tant que ça, mais on ne sait pas combien il y a de cas réels, car plusieurs personnes peuvent être réticentes à aller se faire dépister, souligne la directrice adjointe aux partenariats du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, Julie Grenier.

Lorsque l’un des résidents de ces centres d’hébergement présente des symptômes, il est aussitôt isolé en attendant les résultats du test de dépistage. Si le résultat est positif, le résident est transféré à l’ancien Hôpital Royal-Victoria, où il passe sa quarantaine et peut recevoir des soins.

Dans la rue, néanmoins, la peur de la COVID-19 ne semble pas très présente. Les gens de la rue ne sont pas portés à être en contact avec les gens qui voyagent, il y a donc moins de chance que la COVID nous affecte, pense Fabrice.

C’était peut-être le cas au début de la pandémie, mais nous sommes maintenant dans une situation de transmission communautaire soutenue, souligne Julie Grenier. Alors, notre vrai combat pour cette population, il est maintenant.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a d’ailleurs annoncé que 500 000 masques seront distribués à la population itinérante par l’entremise des refuges.

Loin d’un retour à la normale

Malgré les efforts déployés pour protéger la population itinérante, celle-ci vit des temps très difficiles en raison de l’arrêt de l’économie. Et le retour à la normale est encore loin.

Tant que les restaurants et les centres communautaires – où allaient se réfugier les itinérants – ne rouvriront pas; tant que l’économie, en général, ne reprendra pas, l’économie de la rue ne pourra pas reprendre non plus, soutient Annie Savage, du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.

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