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Confinement : les gens souffrant de maladie mentale sur la corde raide

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Confinement : les gens souffrant de maladie mentale sur la corde raide

Des arcs-en-ciel peints dans les fenêtres d'une résidence.

Des arcs-en-ciel peints dans les fenêtres du Centre d'activités de Montréal-Nord pour le maintien de l'équilibre émotionnel (CAMÉE)

Photo : facebook.com/100014093563185

Chaînes téléphoniques, activités virtuelles, médication d'urgence... Pour les gens atteints de schizophrénie, de dépression, de bipolarité ou du syndrome d'accumulation compulsive, la pandémie de COVID-19 signifie un bris d'accès aux services et un isolement plus grand encore qu'à l'habitude. René Saint-Louis explique à Annie Desrochers que tous n'ont pas accès à Internet, ce qui les coupe de plus belle du reste du monde.

Le Centre d'activités de Montréal-Nord pour le maintien de l'équilibre émotionnel (CAMÉE), un centre de jour géré par ses usagers, est bien sûr fermé durant le confinement, mais certains de ses bénévoles les plus autonomes continuent de s’y rendre pour maintenir certains services.

Parmi ces services, une chaîne téléphonique. Kevin, qui souffre de schizophrénie et entend des voix, appelle 15 personnes par jour. André se donne pour objectif d’appeler 30 usagers plus âgés par jour.

Tout réapprendre

« Il a fallu revoir complètement comment aider », indique Jean-Nicolas Ouellet, directeur du CAMÉE. « C’est vraiment un changement majeur. Comment être avec [les gens], comment les accompagner, comment les soutenir à distance sans se voir, sans se parler, sans avoir nos outils. […] Il a fallu réapprendre un peu à travailler. »

En cas d’urgence, certains usagers sont invités à se rendre au centre pour tromper l’ennui.

D’autres disposent de médicaments d’appoint. Lors du renouvellement de leurs ordonnances, les doses sont parfois revues à la hausse, et ce, à l’insu du patient.

Jean-Nicolas Ouellet souhaite que ces gens ne soient pas oubliés lorsque la situation reviendra à la normale.

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