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Une saison des sucres prometteuse minée par la COVID-19

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Une saison des sucres prometteuse minée par la COVID-19

Une cabane à sucre en hiver

Des propriétaires de cabanes à sucre craignent les impacts de la pandémie de coronavirus.

Photo : Radio-Canada

Alors que les érables coulent à flots, le printemps s'annonce tout de même catastrophique pour des centaines de cabanes à sucre, qui ne peuvent plus servir de repas. Afin de minimiser leurs pertes financières, certaines ont décidé d'offrir leur nourriture pour emporter à moindre coût.

C’est le cas de l’Érablière Charbonneau, à Mont-Saint-Grégoire. Tous les mets préparés au cours des derniers mois – tourtières, boulettes, marinades, etc. – sont désormais offerts pour emporter. Mélanie Charbonneau, copropriétaire de l'entreprise, a aussi dû donner une grande quantité d’œufs et de lait.

Mélanie Charbonneau avoue avoir le moral complètement à plat : On se cherche une raison de se lever le matin. On est habitués à travailler 7 jours sur 7.

À son grand regret, elle a dû mettre à pied une quarantaine d’employés. Ce sont des gens qu’on ne veut pas perdre, ce sont de bons travailleurs et de bonnes travailleuses, dit-elle.

Le son de cloche est le même du côté de la Cabane à sucre Dupuis, à Saint-Jacques-de-Montcalm. Les consommateurs ont la possibilité d’aller y chercher un repas complet pour 25 $.

Le coup n’en est pas moins dur pour les finances de l’entreprise et de sa propriétaire, Josée Lanctôt. Je ne sais pas comment je vais payer [mon électricité] de l’année, parce que moi, c’est mon revenu annuel que je fais ici en deux mois, explique-t-elle.

Elle ajoute qu’elle ne sera pas capable de payer les nouvelles hottes qu’elle a récemment fait installer dans sa cabane à sucre, faute de revenus suffisants.

Or, la saison des sucres connaît un bon départ, selon directrice des communications des Producteurs et productrices acéricoles du Québec, Hélène Normandin.

Elle affirme tout mettre en œuvre pour aider les producteurs de sirop d’érable qui possèdent aussi des restaurants. Ils sont une minorité parmi tous les acériculteurs du Québec.

Elle ajoute qu’il est peu probable que le prix du sirop d’érable augmente cette année, malgré la crise du coronavirus.

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