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Chefs traditionnels et conseils de bande : la double gouvernance des territoires autochtones

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Chefs traditionnels et conseils de bande : la double gouvernance des territoires autochtones

Des Autochtones réunis autour d'un feu de camp.

Les manifestants de Kahnawake

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Depuis le début de la crise qui paralyse des trains en raison de manifestations d'Autochtones, les médias font état de dissensions au sein de certaines communautés. Les gens qui s'opposent au gazoduc Coastal GasLink sont des Autochtones traditionalistes qui ne reconnaissent pas l'autorité de leur conseil de bande. Les conseils de bande des territoires touchés par le gazoduc se sont quant à eux tous montrés favorables au projet. Dans la communauté mohawk de Kahnawake, où des Autochtones manifestent en appui aux Wet'suwet'en de la Colombie-Britannique, le constat est le même.

C’est l’aînée Kahentinetha qui s’exprime au nom des manifestants de Kahnawake : Nous sommes les représentants des Premières Nations. Nous ne suivons pas les conseils de bande mis en place par le gouvernement canadien. Très peu de personnes participent à l’élection de ces conseils, qui ne nous représentent pas, qui ne parlent pas en notre nom. Ces conseils font ce que le gouvernement canadien leur dit de faire. Nous, nous suivons la constitution de la Nation iroquoise.

Cette constitution existe depuis des siècles. Les colons anglais et français venus en Amérique l’ont décrite en détail dans leurs récits.

Ce n’est toutefois pas ce code juridique qui régit le conseil de bande, le gouvernement élu d'une communauté autochtone. Néanmoins, la Loi sur les Indiens prévoit que ce sont les chefs traditionnels qui ont pour rôle de protéger l’ensemble du territoire d’une communauté.

De son côté, le porte-parole du conseil de bande de Kahnawake, Joe Delaronde, affirme que le gouvernement de la communauté n’est pas forcément en opposition avec les traditionalistes. Quand on sentira que la majeure partie de la communauté pourra accepter la décision, alors il y aura un déblocage, dit-il. On ne peut pas imposer une décision, il faut parler à tout le monde.

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