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L’avenir de l’autopartage à Montréal après Car2Go

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

L’avenir de l’autopartage à Montréal après Car2Go

Des voitures Car2Go stationnées dans une rue de Montréal

Des voitures Car2Go à Montréal

Photo : Radio-Canada / Stéphane Anctil

À partir du 29 février, il n'y aura plus de service d'autopartage Car2Go en Amérique du Nord. Son principal concurrent à Montréal, Communauto, se prépare à recevoir une vague de nouveaux abonnés, mais il anticipe déjà des problèmes pour le printemps.

De nombreux clients de Car2Go prévoient s’abonner à Communauto. C’est notamment le cas d’Émilie Chénier :Je vais m’abonner à Communauto, parce qu’avoir une voiture à Montréal, ce n’est pas envisageable. Je pense que j’ai eu une voiture seulement pendant six mois dans toute ma vie. Ce que j’aimais de Car2Go, c’était la spontanéité. Je faisais beaucoup de petits trajets de 15 à 20 minutes. J’espère que ça va se développer.

Ronan Bartolo espère lui aussi que Communauto augmentera son offre de service pour compenser la perte de Car2Go. Il déplore le peu de voitures en libre-service disponibles dans Hochelaga. Il affirme que l’autopartage fait maintenant partie de sa vie quotidienne : Car2Go faisait partie de mon bouquet de transports, avec la STM et BIXI. Avec ce bouquet, j’arrivais à me débrouiller facilement sans voiture, même avec des enfants.

De son côté, le vice-président au développement stratégique de Communauto, Marco Viviani, affirme que son nombre d’abonnés a augmenté de 50 % au cours des derniers mois. Il précise que la compagnie a déjà commandé plus de 300 voitures. Elles ne satisferont toutefois pas à la demande à court terme. On anticipe un potentiel problème au début du mois de mars, parce que nous n’aurons pas encore reçu tous les véhicules que nous avons commandés, dit-il.

Une réelle solution de rechange à l’automobile privée

Selon les calculs effectués par la professeure Catherine Morency, de Polytechnique Montréal, si toutes les voitures sur l’île de Montréal étaient en autopartage libre-service et que les citoyens avaient à marcher 125 mètres pour s’en procurer une, il y aurait 470 000 véhicules de moins à Montréal.

Elle précise que les voitures privées sont stationnées 95 % du temps. Ça montre qu’on fait un usage assez mauvais de nos véhicules privés, croit-elle.

Catherine Morency estime que la Ville de Montréal doit encourager l’implantation de services d’autopartage en rendant des stationnements disponibles et en assouplissant sa réglementation.

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