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Chauffeur d’autobus scolaire, un métier difficile et recherché

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Chauffeur d’autobus scolaire, un métier difficile et recherché

Un autobus scolaire

Un autobus scolaire

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Dans plusieurs commissions scolaires du Québec, des circuits d'autobus doivent être annulés en raison de la pénurie de chauffeurs, au grand dam des parents, qui doivent assurer eux-mêmes le transport de leurs enfants. De leur côté, plusieurs chauffeurs et chauffeuses affirment songer à quitter le métier en raison de la pression constante que leur imposent les parents.

Quand tu arrives près de l’arrêt et que tu sais que le parent est fâché parce que tu as deux minutes de retard, en dedans, tu ne te sens pas bien, indique Pauline Leclerc, chauffeuse sur la Rive-Sud depuis 20 ans. Se faire crier après aussitôt que tu ouvres la porte, c’est stressant. Je peux vous dire qu’il y a des journées, dans mes premières années, où je pleurais avant d’aller chercher les jeunes.

Malgré la pression, Pauline Leclerc a su tenir bon, mais ce n’est pas le cas de plusieurs de ses collègues. Le directeur d’Autobus Rive-Sud, André Southière, le confirme : le manque de respect des parents est l’une des principales causes de démission dans son entreprise. Il y a toujours des parents insatisfaits, dit-il. Il y a un énorme manque de respect.

Une pénurie criante

À la Commission scolaire des Samares, dans Lanaudière, les annulations de trajets d’autobus scolaires sont devenues monnaie courante. Je dois avoir une moyenne de deux manquements par jour depuis le début de l’année, affirme le directeur du transport scolaire, Eddy Lajeunesse. Ça a commencé l’année dernière. Je n’avais jamais vu ça dans ma carrière.

Les transporteurs privés avec lesquels les commissions scolaires font affaire tentent par tous les moyens de pallier la pénurie. Certaines entreprises forment leur personnel administratif pour faire des remplacements de dernière minute, soutient le directeur général adjoint de la Fédération des transporteurs par autobus, Martin Bureau. Il y a même des propriétaires qui prennent le volant de leurs véhicules.

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