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La Maison amérindienne : quand « l’appropriation culturelle » fait le bonheur de tous

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

La Maison amérindienne : quand « l’appropriation culturelle » fait le bonheur de tous

Un bâtiment circulaire devant lequel se trouvent des charpentes de tipis avec un paysage d'automne en arrière-plan.

La Maison amérindienne à Saint-Hilaire

Photo : Maison amérindienne

La Maison amérindienne de Saint-Hilaire est le seul musée autochtone situé hors réserve. Il a été fondé il y a 20 ans par un artiste non autochtone d'origine française, André Michel. Une telle initiative de la part d'une personne qui n'est pas autochtone pourrait faire sourciller, mais elle fait le bonheur de plusieurs personnes, qu'elles soient issues des Premières Nations ou non.

André Michel est bien conscient qu’avec son accent, il ne se fera jamais passer pour un Autochtone. Toutefois, il a vécu pendant 18 ans parmi les Innus de la Côte-Nord et se dit très proche de leur culture et de leur spiritualité.

Pour lui, l’appropriation culturelle ne doit pas être un frein aux rapprochements avec les cultures autochtones : Il ne faut pas que ce soit une barrière radicale. Quelqu’un, peu importe sa couleur, qui est prêt à vivre cette spiritualité intérieure sera toujours le bienvenu chez les Autochtones et il ne se fera pas accuser de quoi que ce soit. Tous les Autochtones que je fréquente ont cette ouverture d’esprit.

Il faut dire que la Maison amérindienne a été mise sur pied en collaboration avec les membres des Premières Nations. Son conseil d’administration a d’ailleurs longtemps été composé d’Autochtones de différentes communautés, dont le grand chef mohawk Andrew Delisle, le grand chef huron Max Gros-Louis et le grand chef innu Paul-Émile Fontaine.

Aujourd’hui, les Autochtones qui administrent le musée viennent de la grande région de Montréal et vivent hors réserve.

À la fois musée, lieu spirituel, salle de spectacles, centre d’interprétation de l’environnement et destination culinaire, la Maison amérindienne offre des services à tous ceux et celles qui veulent se rapprocher de la culture et de la spiritualité des Premières Nations. C’est d’amener toutes les nations à dire qu’elles ont un lieu dans la région de Montréal qui est neutre, explique le président du conseil d’administration du musée, Richard Ruest, qui est un Malécite. Il y a beaucoup de Québécois maintenant, autochtones ou non, qui veulent avoir des cérémonies, comme un mariage, à la manière autochtone. C’est retourner aux sources. C’est une ouverture de cœur, une ouverture d’esprit.

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