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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 23 octobre 2019

À quand le compostage dans les restaurants?

Publié le

Quelqu'un jette des pâtes dans une poubelle.
Les résidus alimentaires finissent à la poubelle dans la plupart des restaurants.   Photo : iStock / AndreyPopov

Des restaurateurs demandent à la Ville de Montréal de leur donner accès au service de compostage municipal. Certains d'entre eux doivent payer des milliers de dollars chaque année pour qu'une compagnie privée collecte leurs matières résiduelles.

Cela fait quelques années que la Ville de Montréal distribue graduellement des bacs bruns à la population. Les restaurateurs espèrent que leur tour viendra bientôt.

En attendant, le restaurant Robin des Bois, qui est aussi un organisme sans but lucratif, a décidé de faire affaire avec une compagnie privée pour composter ses déchets organiques. Ça nous coûte cher : 3809 $ par année pour une quantité de 25395 litres, déplore la directrice de l’organisme, Judy Servay. Nous, on redonne nos profits, alors ça serait un 4000 $ qu’on pourrait remettre à nos organismes. » Si le Robin des Bois a décidé de récupérer ses résidus alimentaires même s’il n’a pas accès au service municipal, c’est parce que l’environnement lui tient à coeur.

L’Association des restaurateurs de rue voulait elle aussi contribuer à la santé de la planète : elle a décidé d’implanter l’utilisation des contenants compostables chez ses membres. Mais ça finit à la poubelle parce qu’il n’y a pas d’offre de compostage, déplore la vice-présidente de l’association, Gaelle Cerfe.

Certains restaurateurs privilégiés ont réussi à obtenir l’accès à la collecte des matières organiques en contactant leur arrondissement, mais ils sont peu nombreux.

Et si l’on se fie au cuisinier Patrice Castonguay, qui a déjà travaillé dans un tel restaurant, le compostage fait une réelle différence. Après un mois de compostage, on avait réduit le volume de nos poubelles d’un peu plus de 50 %, soutient-il.

Il concède toutefois que cela demande des efforts aux restaurateurs. Ça demande une volonté de la part des chefs, dit-il. Il faut faire un effort de tri des déchets au début et au milieu de la chaîne de production.

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