Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 8 octobre 2019

Les répercussions des démolitions et des départs à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Publié le

Une pelle mécanique.
Les travaux en vue de rehausser la digue dans le lac des Deux Montagnes.   Photo : Radio-Canada

Le paysage urbain est en pleine mutation à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Après les récentes inondations, de nombreuses maisons ont été démolies, parce qu'elles étaient trop endommagées. En tout, la ville a délivré 170 permis de démolition. Certains sinistrés sont aussi partis, parce qu'ils étaient inquiets pour l'avenir de leur ville. Reportage de Dominic Brassard.

Des gens dont la maison sera démolie choisissent de la reconstruire. C’est le cas de Marie-Christine Lauzon, qui le fait pour limiter les pertes. Elle a l’impression toutefois que l’avenir s’annonce morne.

Ça va avoir l’air un peu désuet et ça va devenir des quartiers fantômes. Les gens ne voudront plus vivre dans ces coins-là. Les commerces auront moins de clients qui vont venir.

Marie-Christine Lauzon, sinistrée de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

À quelques rues de chez Marie-Christine, dans le parc de maisons mobiles, les démolitions se comptent par dizaines. Jean-Claude est maintenant le voisin d’un grand terrain vague : « On se promène le soir. On dirait que c’est une zone de guerre. Ils en ont ôté une trentaine. Il en reste trois. »

Certains sinistrés voient toutefois dans les nombreuses démolitions des occasions à saisir. Frédérique espère que les terrains demeureront vacants et que la Ville en profitera pour aménager des forêts et des parcs en hommage à ces familles qui n’ont pas eu le choix de partir.

Rien n’est moins certain toutefois. La mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus, affirme que si deux ou trois maisons sont côte à côte, des parcs de quartier seront aménagés dans ces secteurs. En revanche, en ce qui concerne les lopins qui abritaient jadis une seule maison, « les terrains peuvent toujours être revendus. Si on les revend, [les profits de] la vente devront être versés au ministère de la Sécurité publique ».

L’urbaniste Jean-Philippe Meloche, professeur à l’École d'urbanisme et d'architecture de paysages de l’Université de Montréal, croit que si l'on multiplie les espaces verts, ça peut même rendre le secteur plus intéressant.

Quoi qu’il en soit, la reconstruction représente un défi pour la municipalité, qui doit continuer d’offrir des services à ses résidents, même s’ils sont moins nombreux à payer des taxes municipales.

Chargement en cours