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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 5 septembre 2019

Les vins québécois, victimes de leur succès

Publié le

Un verre de vin rouge.
Les vins québécois ont la cote.   Photo : iStock

Les vins québécois ont la cote et sont de plus en plus recherchés, au point où plusieurs vignobles sont en rupture de stock. Les changements climatiques y sont pour quelque chose, mais aussi l'évolution des goûts des consommateurs.

Le vignoble Les Pervenches, en Montérégie, produit du vin depuis 20 ans, mais il a connu une hausse fulgurante de ses ventes au cours des dernières années. Il n’a plus aucune bouteille pour la vente en ce moment. Le vigneron Michael Marler explique que les techniques de vinification se sont beaucoup améliorées au Québec : Il y a des variétés qui ont été testées et qu’on sait mieux vinifier, comme les vignes rustiques, qu’on peut planter dans des places plus fiables. Plus on va les planter, plus on va savoir les vinifier. On pourrait faire un type de vin auquel on n’avait jamais pensé.

Il croit aussi que les préférences des Québécois et Québécoises ont évolué avec le temps. La majorité des consommateurs que je connais s’en vont vers des vins plus légers qu’il y a 20 ans, moins alcooleux, et ils ont une plus grande tolérance à l’acidité, dit-il.

Le réchauffement climatique a également des répercussions sur la viniculture québécoise. Selon le président du Conseil des vins du Québec, Yvan Quirion, les températures d’été au Québec peuvent se comparer à celles du sud de la Bourgogne. On n’a rien à envier à personne, soutient-il. Nous, ce sont les froids qui sont notre défi, en bas de -23 °C.

Le chroniqueur en vin Ronald Georges souligne de son côté que l’on commence à trouver au Québec des cépages tels que le chardonnay et le pinot noir, bien connus des Québécois et Québécoises. Il croit également que l’essor des vins rouges du Québec permet aux vignerons de faire leur marque : Avant 2013, j'étais assez critique envers plusieurs vins rouges québécois que j’avais goûtés. Je trouvais que leur acidité était molle; c’était presque imbuvable. Ça s’est beaucoup amélioré.

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