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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 4 septembre 2019

Fait-on assez confiance aux pères?

Publié le

Un père change la couche de son enfant.
De nombreux pères estiment que leur rôle n'est pas autant valorisé que celui de la mère.   Photo : iStock

Les pères ont beau être de plus en plus impliqués auprès de leurs enfants, plusieurs d'entre eux estiment que leur rôle est moins reconnu que celui de la mère. Des chercheurs confirment qu'il ne s'agit pas juste d'une impression : la société hésite encore à faire confiance aux pères.

Marc-Antoine a la garde exclusive de sa fille de 2 ans. Ça m’est arrivé à trois reprises qu’on m’a demandé de prouver que j’étais bel et bien le papa, raconte-t-il. Deux fois par des policiers, et une fois à l’hôpital. Ça n’existait pas encore, dans leur tête, un père qui aurait la garde complète de ses enfants.

Même son de cloche du côté de Sylvain : Nous sommes une minorité qui doit redoubler d’efforts pour se prouver. Quand je me promène seul avec mes enfants, je sens le jugement.

Une étude menée récemment auprès de 2000 pères par le Regroupement pour la valorisation de la paternité révèle que 53 % des répondants estiment que la paternité n'est pas assez valorisée. Il n’y a pas un grand complot antipère, mais il y a des réflexes, des façons de faire qui font qu’on voit souvent la mère comme le parent le plus important, explique le directeur général du Regroupement, Raymond Villeneuve. Si la mère n’est pas là, on va parler au père, mais on aime généralement mieux parler à la mère.

Pour le psychologue et chercheur Carl Lacharité, les écoles, les services de garde, les services de santé et les services sociaux doivent faire preuve d’une plus grande ouverture à l’égard des pères. Dans les organisations de services qui travaillent auprès des familles, le père est un peu considéré comme un parent secondaire, déplore-t-il.

Les choses sont toutefois en train de changer, si l’on en croit Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la valorisation de la paternité. Depuis 2013, on a cinq nouvelles mesures de politiques publiques intégrant spécifiquement les pères qui vont être mises en place dans les CLSC [centres locaux de services communautaires], dans la recherche, etc., se réjouit-il.

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