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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 5 août 2019

Des commerçants du marché Jean-Talon déplorent le manque de relève

Publié le

Façade du bâtiment abritant le marché Jean-Talon.
Le marché Jean-Talon   Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Avez-vous remarqué des emplacements vides au marché Jean-Talon? Plusieurs agriculteurs les attribuent au manque de relève.

Il y a beaucoup d’espaces vides, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui sont parties à la retraite, et il n’y a pas d’enfants pour prendre la relève, croit Sandra, une vendeuse du marché Jean-Talon.

Si la corporation Les marchés publics de Montréal nie une baisse du nombre de vendeurs à Jean-Talon, sa directrice générale, Isabelle Laliberté, confirme qu’il y a bel et bien un manque de relève : C’est un défi vraiment important et c’est notre mission d’attirer les jeunes agriculteurs.

Or, de l’avis de certains commerçants, les politiques du marché Jean-Talon – en endroit qui demande aux vendeurs d’être présents au moins trois jours par semaine, et idéalement sept – ont un effet repoussoir sur la nouvelle génération. Ça fait 57 ans que je suis au marché, raconte Lino Birri. Quand j’ai commencé, le marché Jean-Talon, c’était deux jours par semaine, le vendredi et le samedi. Les jeunes agriculteurs, c’est sûr qu’ils ne peuvent pas venir sept jours par semaine, voyons donc! Ils vont venir deux jours par semaine, mais ils ont besoin des autres jours pour travailler sur leur terre.

Certains agriculteurs ont toutefois trouvé une façon de contourner le problème en se regroupant pour partager un kiosque. Cela leur permet d’être présents plus longtemps au marché sans négliger leur travail sur le terrain.

Et l’achalandage, lui, est-il au rendez-vous? Les marchés publics de Montréal disent ne pas avoir les statistiques de fréquentation. Du côté des commerçants, les perceptions varient : certains affirment que l'achalandage est stable, mais d’autres notent une baisse des ventes. Les gens achètent moins, affirme l’agricultrice Annie Landry. Il y a beaucoup plus de touristes. Les gens viennent se promener, goûter.

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