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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 1 août 2019

Des forêts décimées par l’agrile du frêne en Montérégie

Publié le

Des arbres dépourvus de feuilles.
Cette frênaie de la Montérégie est victime de l'agrile du frêne.   Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

On les voit un peu partout en Montérégie : des forêts d'arbres nus, ravagés par l'agrile du frêne. Ces scènes de désolation sont maintenant communes à Carignan, à Saint-Bruno-de-Montarville, à Saint-Basile-le-Grand, à Saint-Paul-d'Abbotsford et à Granby. C'est d'ailleurs dans cette région que l'agrile, un insecte venu d'Asie, a été aperçu pour la première fois au Québec, il y a 11 ans.

Les forêts dévastées sont en fait des frênaies, des boisés composés uniquement de frênes. Ces arbres poussent depuis 30 ans sur d’anciennes terres agricoles laissées en friche.

Leur cime est aujourd’hui complètement dénudée à cause de l’agrile. C’est désolant de voir ça, déplore Yann Dion, un agriculteur de la région qui possède un centre d’équitation. On est obligés de couper les arbres, parce qu’ils risquent de tomber; ça peut endommager les composantes sur le terrain. C’est moins beau et c’est moins plaisant pour les gens.

Ces forêts offrent un spectacle d’autant plus étrange qu’elles sont remplies de végétation au niveau du sol. Les frênes qui sont morts à leur cime tentent tant bien que mal de survivre en faisant surgir de nouvelles pousses à leur souche.

Plusieurs municipalités, comme Montréal, luttent contre l’agrile du frêne en abattant les arbres morts et en en plantant de nouveaux. Leurs efforts se concentrent toutefois sur les arbres en milieu aménagé; les boisés sont laissés à eux-mêmes.

Une forêt met généralement 25 ans à se régénérer. Si on y plante de nouveaux arbres, ceux-ci deviendront matures au bout d’une vingtaine d’années.

C’est cette dernière option que privilégie la directrice du Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes, Hélène Godmaire : On peut certainement accélérer les choses, parce que le frêne va continuer à pousser pour ensuite être dévasté à nouveau par l’agrile. Donc, si on veut briser de cycle-là, on peut planter d’autres essences pour diversifier le boisé.

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