Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du jeudi 27 juin 2019

Le bungalow est-il patrimonial?

Publié le

Une maison à un étage faite de brique grise et de vinyle blanc avec une large fenêtre sur la façade et un abri d'auto sur le côté.
Une maison de type bungalow à Boucherville   Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

Les maisons de type bungalow sont communes dans le paysage de la banlieue montréalaise, mais certaines personnes estiment qu'elles ont une valeur patrimoniale digne d'être sauvegardée. C'est notamment le cas à Boucherville, où la Société du patrimoine demande à la Ville de mettre en place un plan de préservation des bungalows.

Les membres de la Société du patrimoine de Boucherville remarquent que depuis quelques années, des propriétaires de bungalows rénovent leur maison sans respecter l'architecture initiale. Parmi les traits architecturaux typiques des bungalows, on compte notamment l’abri d’auto et la grande fenestration.

Pour Suzanne Binet-Audet, de la Société du patrimoine, les bungalows sont un symbole des années 60 et 70 : Au lieu daller à l’épicerie du coin, chez le cordonnier, on a fait des centres commerciaux. C’était tout un changement de société et le bungalow est le symbole de ça.

Elle se souvient du jour où elle a quitté son appartement mal éclairé de Montréal pour acheter un bungalow sur la Rive-Sud, pour 10 $ de moins par mois. C’était une maison dans un champ et ça prenait au plus 20 minutes pour se rendre en voiture au centre-ville, mentionne-t-elle.

Pour Guy Bourassa, lui aussi de la Société du patrimoine de Boucherville, le bungalow représente également la démocratisation du financement hypothécaire. Il y avait deux critères [pour obtenir du financement] : des maisons qui ne coûtent pas cher et qui sont faciles à construire, indique-t-il. Il précise même que la Société canadienne d’hypothèque et de logement disposait d’un catalogue dans lequel les personnes contractant des emprunts devaient choisir un modèle de maison et qui mettait en valeur le bungalow.

Selon lui, la vitalité économique qui a suivi la Deuxième Guerre mondiale s’est reflétée dans l’architecture des maisons de l'époque : Il y a comme un petit côté pop, un petit côté audacieux, quelque chose qui dit que tout est possible.

Chargement en cours