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Isabelle Richer
Audio fil du vendredi 21 juin 2019

Pris entre deux ministères, un immigrant doit refaire ses études pour travailler

Publié le

Un panneau montre la direction du Québec
Des immigrants peinent à faire reconnaître leur diplôme au Québec.   Photo : iStock / Stadtratte

Akli Ourdja a étudié en enseignement et en philosophie. Il a un baccalauréat et une maîtrise, et il a enseigné 19 ans en Algérie, avant d'immigrer au Québec avec sa famille. Le ministère de l'Immigration a reconnu son expérience professionnelle et l'a sélectionné comme travailleur qualifié. Mais une fois arrivé au Québec, Akli Ourdja a appris que le ministère de l'Éducation ne reconnaît pas ses diplômes. Il a dû refaire son baccalauréat au complet.

Cette situation de stress, d’inquiétude, va te mener vers deux sorties : soit c’est l’abandon, soit c’est le défi, affirme Akli Ourdja. J’ai choisi la deuxième et j’ai décidé d’aller chercher le diplôme québécois.

Akli Ourdja a dû travailler de nuit pour faire vivre sa famille et étudier de jour. Maintenant qu’il a presque terminé son baccalauréat, il peut faire du remplacement dans les écoles, mais il doit absolument obtenir son diplôme s’il veut enseigner à long terme.

Cul-de-sac administratif

Akli Ourdja s’attendait à suivre des cours d’appoint, mais jamais il n’aurait cru devoir repartir à zéro. Ce n’est pas facile de refaire son diplôme, dit-il.

C’est pourtant sur la base de ses compétences en enseignement que le ministère de l’Immigration l’a choisi. Malheureusement, cette équivalence ne vaut rien devant le marché du travail, déplore l’enseignant. Ils vont te dire que tu manques d’expérience québécoise.

Une commission scolaire était même prête à embaucher Akli Ourdja.

Pour le député de Rosemont Vincent Marissal, vers qui l'immigrant s’est tourné pour lui faire part de son expérience, le gouvernement du Québec manque de cohérence : Monsieur Ourdja parle français, il a de l’expérience et on lui a donné un permis provisoire, donc on a eu l’occasion de l’évaluer, mais ça bloque quelque part pour une virgule au ministère de l’Éducation. J’espère que ce n’est pas l’origine de monsieur Ourdja qui pose problème.

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