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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 12 juin 2019

Jardiner pour lutter contre la pauvreté et l’isolement

Publié le

Des hommes et des femmes s'activant autour d'un jardin.
Les jardins partagés du quartier Laflèche, à Longueuil, sont cultivés collectivement par des citoyens.   Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Dans le secteur Laflèche, le quartier le plus défavorisé de Longueuil, 12 grands jardins sont cultivés collectivement par des citoyens. Ils ont été créés par la Table de concertation anti-pauvreté, qui regroupe les organismes communautaires du quartier, pour lutter contre la pauvreté et l'isolement, et faire la promotion des saines habitudes alimentaires.

Il faut savoir que dans ce quartier, c’est un enfant sur trois qui ne mange pas à sa faim, précise le directeur des Jardins solidaires de l'organisme La Croisée de Longueuil, Denis Rousseau. En plus, c’est un désert alimentaire, il n’y a rien à part des dépanneurs, ajoute la directrice de la maison de la famille La Parentr'aide, Chantale Servant.

Les jardins partagés du quartier Laflèche sont entièrement cultivés par des citoyens. C’est le troisième été que ces jardins sont entretenus, et la participation est en constante augmentation. Cette année, pour la première fois, la Table de concertation anti-pauvreté a une employée, Audrey-Anne Beaudry, pour recruter des participants, par exemple dans les CHSLD ou dans les ateliers de francisation. Le but, c’est que les gens se réunissent autour des jardins et travaillent ensemble pour avoir un projet commun, souligne-t-elle.

Pour Pierre Lecomte, un homme de 77 ans qui vit seul, les jardins sont un important lieu de socialisation : C’est bon pour le moral et c’est bon pour le physique. Tu rencontres tout le monde, tu jases. On se fait même des amis. Parce qu’en vieillissant, on va plus souvent au salon funéraire qu’aux noces! Il faut maintenir notre cercle d’amis.

L'organisme La Croisée de Longueuil a son programme des Jardins solidaires depuis 20 ans. Son directeur, Denis Rousseau, a pu observer depuis ce temps tous les bienfaits du jardinage. Au départ, c’était une intervention psychosociale, explique-t-il. Quand tu plantes une graine qui pousse et d’où sortent des fruits, c’est très proche de ta vie de tous les jours : tu poses des gestes pour développer ta vie. Les jeunes, quand ils viennent au jardin, c’est leur bébé. Il se développe des liens particuliers entre les plantes et les jeunes, et ça les aide à construire leur vie.

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