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Partir ou rester? Les citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac dans l’incertitude

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Partir ou rester? Les citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac dans l’incertitude

Audio fil du mardi 28 mai 2019
Vue aérienne sur la partie inondée de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, au Québec, une digue naturelle a cédé, entraînant l’évacuation précipitée de plus de 5000 personnes.

Photo : Radio-Canada

Dans l'attente de savoir si leur quartier sera déclaré zone inondable, de nombreux citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac n'osent pas entamer les travaux dans leur maison inondée. Une question est sur toutes les lèvres : faut-il partir ou rester?

Si on me dit que je ne peux pas rester ici, on tourne la page et on avance, affirme une sinistrée. Le problème, c’est qu’on ne le sait pas. On ne peut pas mettre de l’isolation, on ne peut pas faire de réparations parce qu’on ne veut pas faire ça pour rien.

Le fait d'habiter en zone inondable limite les types d'aménagement qui sont permis. C'est pourquoi le résident de Sainte-Marthe-sur-le-Lac Francis Labbé n'ose pas rénover son sous-sol inondé. Si on commence maintenant à faire des travaux dans le sous-sol pour faire des pièces habitées, et qu’on se retrouve finalement en zone inondable, peut-être qu’on ne pourra plus habiter le sous-sol. Personnellement, j'ai décidé de ne rien faire tant et aussi longtemps que je ne saurai pas si je me trouve en zone inondable.

Des intentions partagées

Les élus de la Communauté métropolitaine de Montréal se prononceront sur la nouvelle carte des zones inondables le 20 juin.

De son côté, la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus, a assuré qu'elle allait tout faire pour que les secteurs inondés ne se retrouvent pas en zone inondable.

Pourtant, nombreux sont ceux qui désirent quitter l'endroit pour ne plus être inondés, même si la décision est parfois difficile à prendre. Ma conjointe veut partir, elle a peur, indique Alain Dominique, un sinistré. Et moi, je veux rester parce que j’ai grandi au bord de l’eau, c’est ma place, c’est mes racines. J'ai les racines dans l'eau.

C'est pourquoi Christian Hardy, un autre sinistré de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, croit que les autorités devraient autant soutenir les citoyens qui veulent rester que ceux qui veulent partir. Selon lui, il devrait y avoir un libre choix pour les citoyens. Mais il faudrait aussi laisser le choix aux citoyens qui n’ont jamais voulu s’installer dans une zone inondable, mais qui risque de le devenir officiellement, de partir sans être ruinés complètement.

De plus en plus de citoyens, comme Francis Labbé, se disent que la nature doit reprendre ses droits : La façon la plus simple de sortir de ça, ça serait que la zone ne soit finalement pas inondable. Je peux alors refaire mon sous-sol, ma maison ne perd pas de valeur et si je décide de la vendre, je peux le faire et je ne serai pas perdant. Mais dans la vraie vie, peut-être que le temps est venu de redonner au lac une partie de ce qu’il a perdu, et à ce compte-là, je pense que ça serait peut-être préférable finalement que tout ça redevienne une zone inondable et que nous, nous puissions avoir l'occasion de nous reloger ailleurs.

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