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Une maison pour jeunes endeuillés inaugurée à Montréal

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Une maison pour jeunes endeuillés inaugurée à Montréal

Audio fil du lundi 27 mai 2019
Un enfant se recueille dans un cimetière.

Les enfants ne réagissent pas de la même manière que les adultes face à la mort.

Photo : iStock

Quand une famille vit un deuil, on oublie parfois que les enfants ressentent eux aussi le vide et la tristesse. Afin d'aider ces jeunes à apprivoiser leurs émotions, le psychoéducateur Gilles Deslauriers a fondé La Maison des Petits Tournesols, qui accueille gratuitement les enfants et les adolescents qui ont besoin de réconfort à la suite de la mort d'un proche, de même que leur famille.

Souvent, on est [mal à l'aise] d’accompagner les enfants et de leur permettre d’exprimer ce qu’ils vivent, observe Gilles Deslauriers. Les enfants, dans ces moments-là, ce n’est pas eux le problème. Le problème est bien plus avec l’adulte qui n’ose pas.

De leur côté, certains enfants se sentent illégitimes d’exprimer leur peine lorsqu’ils voient leur famille souffrir de la perte d’un proche. "Est-ce que le deuil de mes parents est plus important que ce que moi, je vis?", c’est ce que j’entends parfois, raconte le coordonnateur de La Maison des Petits Tournesols, Éric Ramirez.

D’où l’importance, pour ces jeunes endeuillés, de pouvoir se confier à une personne de confiance à l’extérieur du cercle familial. Rosalie, qui a perdu son père à l’âge de 3 ans dans un accident de voiture, le confirme : Tu ne te sens pas mal de lui mettre sur ses épaules ta tristesse, ta déprime, parce que cette personne-là n’est pas directement concernée par le drame.

Exprimer ses émotions par le jeu

La Maison des Petits Tournesols n’offre pas de thérapie, mais plutôt de l’accompagnement. Les jeunes sont invités à se confier à leur accompagnateur par le jeu. Des livres, des jouets, des marionnettes et même des instruments de musique sont mis à leur disposition.

Ils ont même accès à un musicothérapeute bénévole. Il y a beaucoup de personnes qui ont de la difficulté à mettre des mots sur ce qu’ils vivent, souligne Éric Ramirez. Donc, la personne, grâce aux instruments, elle réussit, tranquillement, à décoincer certaines émotions.

Besoin de bénévoles

La soeur de Gilles Deslauriers et cofondatrice de la Maison des petits tournesols, Louis Deslauriers, affirme que le centre va avoir besoin de bénévoles pour accompagner les jeunes.

« On va faire tout ce qu’il faut pour trouver les fonds nécessaires pour continuer à aider les enfants », assure-t-elle.

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