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L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du lundi 6 mai 2019

Facebook au service des entomologistes

Publié le

De gros insectes ressemblant à des feuilles épinglés dans des boîtes.
Stéphane Le Tirant utilise Facebook pour repérer des insectes-feuilles comme ceux-ci à travers le monde.   Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

L'Insectarium de Montréal utilise maintenant Facebook pour découvrir de nouvelles espèces d'insectes. Cela lui permet de réduire ses coûts d'exploration et d'accéder à des territoires reculés. L'entomologiste Stéphane Le Tirant, conservateur à l'Insectarium, va même jusqu'à dire que les réseaux sociaux ont révolutionné la recherche scientifique.

Stéphane Le Tirant a développé un réseau d’entomologistes amateurs qui sont ses yeux à travers le monde. Lorsqu’il cherche un spécimen en particulier, il n’a qu’à en faire la demande sur Facebook, et ses contacts s’activeront pour trouver l’insecte en question. Parfois, ces entomologistes amateurs découvrent même de nouvelles espèces.

Stéphane Le Tirant se spécialise dans les phyllies, des insectes qui ressemblent à des feuilles. Depuis qu’il utilise Facebook dans son travail, il a réussi à identifier de nombreuses espèces et sous-espèces dont il ne soupçonnait même pas l’existence. Selon lui, la connaissance des phyllies n’a jamais progressé aussi rapidement depuis les 150 dernières années. « J’ai l’impression qu’on est parmi les premiers à faire ça. On a découvert 16 espèces sur 82, et je pense que, d’ici les prochaines années, on va en découvrir peut-être 50 autres, dit-il.

Les contacts du conservateur ne lui permettent pas que de repérer des insectes recherchés : ils peuvent aussi récolter des oeufs pour que l’Insectarium puisse en faire l’élevage.

L’utilisation de Facebook pour trouver des insectes est aussi une façon pour l’Insectarium de réduire ses coûts. Une expédition à l’étranger peut coûter jusqu’à 10 000 $, tandis qu’une demande envoyée dans le réseau sur Facebook ne représente que quelques dizaines de dollars, souligne Stéphane Le Tirant. Il précise que les collaborateurs sont rémunérés pour leur travail et que, si l'un d'entre eux découvre une nouvelle espèce, il peut lui donner son nom.

Le chef de division pour les collections et la recherche à l'Insectarium de Montréal, Maxime Larrivée, croit que cette collaboration avec la population, qu’on appelle la science citoyenne, est le meilleur outil de sensibilisation qui soit : On va reconnecter une grande partie des gens avec la nature, et pour certains, leur faire découvrir une passion grâce à des initiatives de science citoyenne qui vont faire en sorte que ces gens vont devenir des ambassadeurs pour l’importance de l’environnement, de la biodiversité et, ultimement, de l’entomologie.

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