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L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du jeudi 2 mai 2019

De plus en plus de poules abandonnées à Montréal

Publié le

Deux poules, une brune, l'autre noire.
Une poule dans un poulailler   Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Le nombre de poules remises à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal a doublé depuis deux ans. Bien des gens qui se lancent dans l'aventure d'un poulailler urbain se rendent vite compte qu'il ne s'agit pas d'une mince tâche.

En 2017, la SPCA avait reçu une vingtaine de poules. Cette année, on lui en a remis une quarantaine. Une raison qu’on entend souvent, c’est que c’est plus difficile qu’on le pense, indique la directrice générale de la SPCA de Montréal, Élise Desaulniers. L'entretien du poulailler devient notamment plus compliqué en hiver.

Elle mentionne aussi l’aspect économique, qui n’est pas aussi reluisant qu’on pourrait le croire. Selon la directrice générale de la SPCA de Montréal, des études affirment que chaque œuf coûte environ deux dollars à produire, ce qui revient plus cher qu’un œuf acheté en épicerie. Élise Desaulniers précise également qu’une poule devient moins productive en vieillissant. Rares sont celles qui continuent à pondre après l’âge deux ans. Certaines personnes ne veulent pas continuer à investir dans des animaux qui ne leur apportent plus de nourriture.

Il faut alors trouver un nouveau logis pour ces poules, mais il n'est pas toujours simple de dénicher une ferme prête à les accueillir.

Les villes ouvrent leurs portes aux poules

Présentement, à Montréal, quatre arrondissements permettent l’élevage de poules : Rosemont, Hochelaga, Westmount et Hampstead.

Ailleurs au Québec, plusieurs villes, dont Gatineau, Drummondville et Québec, ont décidé d’autoriser leurs citoyens à élever des poules.

À Saint-Jean-sur-Richelieu, une dizaine de résidents possèdent des poules, même si cela est interdit. La Municipalité a donc décidé d’adopter un règlement, qui entrera en vigueur en juin, pour autoriser cette pratique, mais surtout, pour l’encadrer. On ne s’attend pas à ce qu’il pleuve soudainement des poulaillers dans la ville, précise le maire, Alain Laplante. On ne souhaite pas nécessairement promouvoir la chose, on souhaite la régulariser pour ceux qui le font.

Précision concernant les chiffres qui ont été mentionnés en ondes : dans le cadre du projet pilote qui est en cours depuis deux ans dans Rosemont, 16 familles ont décidé d'accueillir des poules chez elles. Selon le rapport Élever des poules à Montréal, deux familles ont décidé de se départir de leurs poules en cours de route pour des raisons personnelles. Le rapport souligne aussi que la plupart des éleveurs urbains interrogés comptent se départir ou remplacer leurs poules lorsqu’elles ne seront plus productives; il est donc nécessaire de réfléchir à une ou plusieurs avenues pour l’hébergement à la campagne ou l’abattage des poules.

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