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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mercredi 17 avril 2019

Pénurie de classes : la Commission scolaire English-Montréal choisit de céder un centre pour adultes handicapés

Publié le

Un grand bâtiment de brique brune doté de plusieurs fenêtres.
Le centre Galileo offre de la formation aux adultes, dont plusieurs ont un handicap physique ou intellectuel.   Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

La Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île aura besoin de 154 classes supplémentaires pour la rentrée de septembre prochain. Elle compte sur l'aide la Commission scolaire English-Montréal, qui partage le même territoire qu'elle et dont plusieurs écoles sont à moitié vides. Celle-ci a proposé de transférer au réseau francophone un centre de formation qui accueille des adultes handicapés, un choix qui ne fait l'affaire de personne.

La Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île fait face à une situation d’urgence, selon son président, Miville Boudreault : Nous sommes à la veille d’une crise. Nous sommes dans une situation d’augmentation très rapide, dans un petit territoire, avec des écoles qui sont, pour la plupart, déjà au maximum de leur capacité.

La commission scolaire francophone n’a même plus de place pour agrandir des écoles ou installer des classes modulaires. Elle a donc demandé à son pendant anglophone de lui céder un ou des bâtiments. La Commission scolaire English-Montréal a alors proposé de se départir du centre Galileo, qui accueille des adultes, dont plusieurs ont un handicap physique ou intellectuel. Un choix qui surprend la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Nous, on n’avait jamais demandé le centre Galileo, indique le président Miville Boudreault. Même s’il y a des locaux disponibles, ce ne sont pas des classes qui seraient adaptées, pour, par exemple, accueillir une clientèle du primaire. Mais comme on est dans une situation de crise, on prend vraiment tous les moyens à notre disposition.

La nouvelle inquiète les parents des adultes handicapés qui fréquentent le centre Galileo. Ils craignent que leur enfant perde ses repères. Si on déménage, certains parents devront leur montrer pendant tout l’été comment se rendre ici, affirme Mary Pettinicchio, dont le fils étudie au centre Galileo. Vous savez que notre métro est toujours en panne. Qu’est-ce qu’on fait dans ce temps-là?

Même au sein de la Commission scolaire English-Montréal, le choix du centre Galileo ne fait pas l'unanimité. La présidente, Angela Mancini, ainsi que la commissaire Sylvia Lo Bianco privilégient d'autres options.

La Commission scolaire English-Montréal a annoncé qu’elle mènerait des consultations de 30 jours avant de prendre une décision définitive, mais cette décision risque d’arriver trop tard pour le président de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île. Ils sont parfaitement au courant de nos besoins, soutient Miville Boudreault. Ça fait plusieurs années que je les rencontre régulièrement. Il arrivera peut-être un moment où ce sera au ministre de faire preuve de leadership.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, affirme qu'il prendra tous les moyens possibles pour empêcher ce transfert, convaincu qu’il existe d’autres options. Il croit que le centre Galileo n'aurait jamais dû faire l'objet de négociations.

Le ministre s'est déjà engagé à rencontrer les deux présidents des commissions scolaires concernées pour bien comprendre ce qui se passe.

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