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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 3 avril 2019

Mordue par des chiens, elle déplore l'absence de règlementation

Publié le

Une femme.
Jeanne Rodier a été mordue par deux chiens alors qu'elle faisait du jogging, à Saint-Adolphe-d'Howard.   Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette-Comeau

À l'automne dernier, Jeanne Rodier s'est fait mordre par deux chiens. Malgré son insistance auprès des autorités pour qu'elles agissent à l'encontre des animaux et de leur propriétaire, rien n'a été fait.

La sportive joggait près de son chalet, à Saint-d'Adolphe-d'Howard, lorsqu'elle est tombée nez à nez avec deux chiens menaçants au sommet d'une côte. « Le temps que je me rende compte de ce qui se passait, ils jappaient très fort après moi et ils ont déboulé sur moi, carrément, en mode attaque », raconte-t-elle.

Jeanne Rodier a été mordue à la main et à la fesse. Ce sont ses cris qui ont alerté les voisins et fait fuir les chiens.

J'ai cru mourir. C’est vraiment un événement hypertraumatisant.

Jeanne Rodier, victime de chiens

La municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard a envoyé la Société protectrice des Monts s'occuper des chiens, mais celle-ci n'a rien pu faire parce que la réglementation municipale ne permettait pas la saisie ni l'euthanasie de chiens.

De son côté, la Sûreté du Québec ne peut intervenir que si le propriétaire a une intention criminelle ou qu'il a fait preuve de négligence, ce qui est très difficile à prouver.

C'était pourtant la deuxième fois en 10 jours que ces deux chiens mordaient quelqu'un, selon Jeanne Rodier.

Leur propriétaire a fini par recevoir des amendes de la municipalité, mais il a déménagé sans laisser de traces.

À la suite de l'attaque, la Ville de Saint-Adolphe-d'Howard a changé sa réglementation pour mieux encadrer les chiens dangereux. Elle fait désormais affaire avec la SPCA Laurentides-Labelle, qui a le mandat d'appliquer le règlement.

La SPCA ne peut toutefois agir que de façon réactive, vu le nombre de ses effectifs et la taille du territoire qu'elle couvre. Comme les constables spéciaux qui sont envoyés sur les lieux d'une attaque ne sont pas des policiers, ils doivent constater l'infraction et monter une preuve pour ensuite la déposer devant un juge, mais cela décourage plus d'un citoyen, affirme la directrice générale de l'organisme, Corinne Gonzalez : « Les gens sont très vites à faire des plaintes, mais quand on leur dit qu’ils doivent s’impliquer, faire une déclaration écrite, être prêts à aller en cour, c’est souvent là que ça s'arrête. »

Elle souligne qu'il arrive souvent à la SPCA Laurentides-Labelle de recevoir des appels de municipalités qui lui demandent d'aller chercher un chien dangereux, sans avoir de règlement permettant à l'organisme d'agir ainsi.

De son côté, en plus d'une meilleure réglementation dans les municipalités, Jeanne Rodier demande aux autorités de mettre l'accent sur la prévention. « On en parle toujours après qu’il y a eu morsure, déplore-t-elle. On ne parle pas de prévention, et je pense que c’est de ça qu’on devrait parler. »

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