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Annie Desrochers
Audio fil du lundi 14 janvier 2019

Des fondeurs privés de leurs pistes en raison d’un conflit entre des agriculteurs et la Ville de Laval

Publié le

Ski de fond
Sentier de ski de fond   Photo : Gracieuseté : Guillaume Rivest

Des agriculteurs de Laval ont privé le plus grand centre de ski de fond de la ville des deux tiers de ses pistes pour protester contre une nouvelle réglementation municipale. Ils refusent que les fondeurs du club les Coureurs des boisés passent sur leurs terres comme ils le font depuis 40 ans.

La nouvelle réglementation oblige les agriculteurs à se doter d’un permis pour pouvoir abattre des arbres sur leurs propres terres. Elle vise à protéger les boisés, mais représente un casse-tête administratif, se plaignent les agriculteurs. Si on veut couper un arbre dans un de nos ravins, il faut demander un permis à la Ville, déplore Karl Gagnon, l’un des agriculteurs mécontents. On est aussi limités sur la quantité d’arbres qu’on peut abattre si on veut agrandir un champ. L’autre problématique, c’est celle de la perte de valeur des terrains. Un terrain qui a plus de réglementation, qui est plus contraignant, est moins intéressant à acquérir.

Des négociations sont en cours entre les agriculteurs et la Ville de Laval. Celle-ci se montre ouverte à simplifier le processus de demande de permis, assure le vice-président du comité exécutif, Stéphane Boyer. Pour ce qui est de la compensation financière demandée par les plaignants, il affirme qu’aucun montant précis n’a encore été réclamé à la Ville.

De son côté, le club de ski de fond les Coureurs des boisés tente d’accommoder ses 2000 membres le mieux possible. Ses propriétaires ont réussi à aménager de nouvelles pistes dans l’espace auquel ils ont encore accès.

Malgré les inconvénients, le président des Coureurs des boisés, Alain Giguère, dit comprendre les agriculteurs. Les agriculteurs n’ont pas beaucoup de moyens de pression auprès de la Ville, et nous avons servi de levier pour faire changer les choses, contre notre bon vouloir, observe-t-il.

Les fondeurs ne représentent toutefois pas un aussi puissant levier que les motoneigistes, qui eux aussi sont parfois privés de leurs sentiers par les agriculteurs, fait remarquer la secrétaire du club de ski de fond, Suzanne Thiboulot : La plupart des propriétaires terriens ont des quatre-roues ou sont des motoneigistes. Le lobby de la motoneige est très important au Québec. Les droits d’accès sont très dispendieux, ce qui n’est pas le cas pour le ski de fond.

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