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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 15 janvier 2019

Embourgeoisement : que va devenir le quartier Centre-Sud?

Publié le

Image représentant ce que pourrait donner le projet immobilier et commercial sur ce qui deviendra l'ancienne Maison de Radio-Canada. Des édifices et une nouvelle rue sont visibles près de la tour principale.
Image représentant ce que pourrait donner le projet immobilier et commercial sur ce qui deviendra l'ancienne Maison de Radio-Canada.   Photo : Urban Immersive

Avec les changements que connaîtront Télé-Québec, Radio-Canada, la station de métro Frontenac et la brasserie Molson, plusieurs secteurs du quartier Centre-Sud sont appelés à se transformer au cours des prochaines années, et des résidents craignent de voir leur milieu de vie défiguré par les grands projets immobiliers.

On regarde ces projets-là et on se dit il n’y a aucun rapport entre eux et le quartier dans lequel on vit présentement, déplore Yves Chartrand, un résident du quartier. C’est comme si c’était des projets qu’on développait sur une autre planète, qui n’a aucun rapport avec nous.

Selon le coordonnateur du Comité logement Ville-Marie, Éric Michaud, la transformation du quartier Centre-Sud exerce déjà une pression sur les locataires, surtout ceux qui sont les plus démunis : Il y a beaucoup de gens qui, au fil du temps, sont obligés de se déplacer parce qu’ils ne sont pas capables de suivre l’augmentation du prix des loyers. Et par ailleurs, il y a beaucoup de gens qui se font évincer.

Et les citoyens ne sont pas les seuls à sentir cette pression : plusieurs petits commerçants ont déjà quitté le quartier, notamment à la Place Frontenac, ce que déplore Yves Chartrand. Si la restauration du centre commercial nous amène des services complémentaires, c’est un plus, mais on ne veut pas perdre les commerces à petits prix qui sont accessibles pour une partie importante des gens du quartier, dit-il.

Lyne Lortie, une cliente de la Place Frontenac, s’inquiète elle aussi du départ de plusieurs commerces. C’est notre quartier, on veut qu’il soit rénové, mais pas que les commerçants soient mis dehors, affirme-t-elle.

Pour ceux qui restent, c’est l’incertitude. Raquesh, propriétaire du commerce Village Place Frontenac, craint de se faire montrer la porte pour permettre des rénovations : On ne sait pas ce qui va se passer ici. Ils ne nous disent pas ce qu’ils vont faire. On est inquiets.

Le conseiller du district Saint-Jacques, Robert Beaudry, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, estime que les citoyens ont raison de demeurer vigilants. Il assure que la Ville est en voie de se donner plus de pouvoirs pour freiner l’embourgeoisement. On est en train de travailler sur notre stratégie d’inclusion, où on veut 20-20-20 : 20 % de logement social, 20 % de logement familial, 20 % de logement abordable dans les secteurs que nous avons ciblés, précise-t-il.

Le conseiller indique que des consultations sont prévues dès la mi-février sur le programme particulier d’urbanisme (PPU) des Faubourgs. Ce PPU des Faubourgs va permettre aux citoyens d’être impliqués dans la transformation, souligne-t-il. Ça nous donne une espèce de cadre de suivi qui va nous permettre d’accepter, de refuser ou d’intégrer certains projets.

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