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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 2 janvier 2019

Quitter Montréal pour s’exiler en Haute-Gaspésie

Publié le

Sans aucune expérience en photographie lors de ses débuts il y a 2 ans, Éric Deschamps est depuis devenu un photographe de nature sauvage reconnu. Cette photo d'un orignal dans le Parc national de la Gaspésie a été prise lors de ses débuts.
Sans aucune expérience en photographie lors de ses débuts il y a 2 ans, Éric Deschamps est depuis devenu un photographe de nature sauvage reconnu. Cette photo d'un orignal dans le Parc national de la Gaspésie a été prise lors de ses débuts.   Photo : Page Facebook Nature en Vue / Éric Deschamps

À l'heure des résolutions pour la nouvelle année, certains sont plus radicaux que d'autres. C'est le cas d'Éric Deschamps, qui a décidé de quitter le Grand Montréal pour s'installer en Gaspésie. Et il n'est pas le seul à faire le grand saut. Notre journaliste René Saint-Louis s'est intéressé au phénomène.

Il y a deux ans, Éric Deschamps, mi-vingtaine et diplômé en comptabilité, a tout laissé pour s’installer en Haute-Gaspésie.

« Dans mon cas, [il y a eu un effet domino dans ma] réflexion par rapport à mon domaine d’étude, par rapport à la pression de performance qui est omniprésente », explique-t-il.

Maintenant qu’il a quitté la métropole, il occupe un emploi à la SEPAQ la majeure partie de l’année, et il photographie la nature sauvage. Il capte des clichés à couper le souffle de caribous, de renards et de harfangs des neiges. Il a 11 000 abonnés sur sa page Facebook Nature en vue, et 5000 abonnés sur Instagram.

Le photographe Éric Deschamps sur l'un des sommets du Parc national de la Gaspésie.
Le photographe Éric Deschamps sur l'un des sommets du Parc national de la Gaspésie.   Photo : Page Facebook Nature en vue / Éric Deschamps

Éric n’est pas le seul à avoir fait le grand saut. Julie Asselin a vécu à Oka, dans la région de Montréal, et a travaillé au bar Le Saint-Sulpice, rue Saint-Denis pendant quelques années. Elle a tout quitté il y a 14 ans pour lancer sa propre affaire, l’auberge-bistrot l'Amarré, située à Saint-Maxime-du-Mont-Louis.

« Ouvrir un autre restaurant à Montréal, c’était un peu hurluberlu. Ici, c’est encore possible. La Gaspésie, c’est à développer, c’est à découvrir », raconte-t-elle.

Et en ce qui concerne la qualité de vie, Julie Asselin est d’avis que ça ne se compare pas à Montréal.

« [À Montréal], on se battait pour sortir de la ville pour faire du plein air. Ici, c’est complètement autre chose. On court avec les employés, on traverse la rue et on saute dans la mer », compare-t-elle.

La propriétaire de l'auberge bistro l'Amarré, Julie Asselin, et le pharmacien Dany Bergeron, ont quitté respectivement Montréal et Québec pour s'installer en Haute-Gaspésie.
La propriétaire de l'auberge bistro l'Amarré, Julie Asselin, et le pharmacien Dany Bergeron, ont quitté respectivement Montréal et Québec pour s'installer en Haute-Gaspésie. Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Félix Savard-Côté est lui aussi un jeune qui vit maintenant en Gaspésie. Avec son appareil photo, il photographie et capte des paysages de ski hors-pistes avec des descentes vertigineuses. Ses vidéos et ses photos sont aussi partagées par des milliers de personnes sur les médias sociaux.

Malgré une saison touristique hivernale en croissance, la saisonnalité des activités dans la région peut apporter son lot de difficultés, notamment en ce qui a trait aux finances. Dany Bergeron, un pharmacien-propriétaire originaire de la ville de Québec, a lui aussi fait le grand saut à Saint-Maxime-du-Mont-Louis. Il souligne toutefois que se lancer en affaire reste un défi important. C'est pourquoi il est coordonnateur du réseau Roulez vers la Gaspésie, responsable de l'installation de borne de recharge pour les voitures électriques de la région et, depuis peu, conseiller municipal.

« Et les trois personnes que vous avez entendues m'ont toutes dit faire moins d'argent que ce qu'elles auraient pu faire dans le Grand Montréal ou dans la région de Québec. La valeur ajoutée, elle est beaucoup dans le plein air, dans un mode de vie plus contemplatif », conclut René Saint-Louis.

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