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Appel à l’aide pour sauver une maison du 18<sup>e</sup>&nbsp;siècle

Le 15-18

Avec Karyne Lefebvre

En semaine de 15 h à 18 h

Appel à l’aide pour sauver une maison du 18e siècle

Audio fil du jeudi 20 décembre 2018
Une maison ancestrale en pierres avec du gazon vert.

La maison Charbonneau, construite en 1736, tombe en ruine à Laval.

Photo : Ministère de la Culture et des Communications / Jean-François Rodrigue

Après que la maison Boileau à Chambly eut succombé aux dents de la pelle mécanique en novembre dernier, des citoyens ont sonné l'alarme pour la maison Charbonneau à Laval qui tombe en ruine. Le propriétaire de la ferme où se trouve le bâtiment refuse de prendre les moyens nécessaires pour le remettre sur pied, nous apprenait Le Devoir. Jean Desautels, président de la Société nationale du Québec à Laval (SNQL), dénonce l'inaction du gouvernement dans ce dossier.

Construite en 1736, la maison Charbonneau figure parmi les derniers témoins du Régime français et a été classée au Répertoire du patrimoine culturel du Québec par le ministère des Affaires culturelles en 1977. Selon le président de la SNQL, il reste encore une demi-douzaine de maisons du 18e siècle en territoire lavallois.

« C’est un joyau de notre patrimoine, c’est important de la conserver  », insiste-t-il.

Le propriétaire Vincenzo Agostino était au courant qu’il aurait l’obligation de protéger le bâtiment en procédant à l’acquisition du terrain. Or, il refuse de protéger la maison ancestrale qui fait piètre figure. Il a même complété une demande de permis de démolition à la Ville de Laval, qui lui a été refusée.

Actions insuffisantes dans le dossier
Depuis novembre, Jean Desautels multiplie les actions pour alerter toutes les instances qui peuvent agir dans la situation, du municipal au fédéral. Il a même envoyé une lettre à Nathalie Roy, nouvelle ministre de la Culture et des Communications du Québec, dont elle aurait accusé réception, sans plus, selon lui.

Du côté de Laval, la Ville a tout simplement installé une clôture grillagée autour de la maison. Une mesure insuffisante, selon Jean Desautels : «  Ça n’empêche pas les itinérants ou des délinquants d’entrer dans la maison. »

Sa dernière visite à la maison Charbonneau lui a permis de constater son piètre état. Des poutres sont carbonisées à l’intérieur, la porte avant est défoncée, les fenêtres sont ouvertes, les murs sont fissurés et le plancher ne tient plus. Il estime qu’il faudrait débourser de 300 000 $ à 600 000 $ pour remettre en ordre la maison Charbonneau.

« Dans l’état où elle est actuellement, ça ne prendrait pas grand-chose pour qu’on la déclare une perte totale et qu’on autorise sa démolition  », affirme-t-il. C’est pourquoi il insiste sur l’urgence d’agir.
Bien que les politiciens semblent préoccupés par le sort de la maison Charbonneau, Jean Desautels estime que la loi actuelle ne leur donne pas beaucoup de moyens de faire quelque chose.

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