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Plaidoyer pour une réforme de la gestion des inondations au Québec

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Plaidoyer pour une réforme de la gestion des inondations au Québec

Audio fil du mercredi 19 décembre 2018
L'eau commence lentement à se retirer de la rue Cousineau dans Ahuntsic-Cartierville.

L'eau commence lentement à se retirer de la rue Cousineau dans Ahuntsic-Cartierville.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Au Québec, 80 % des municipalités sont susceptibles d'être touchées, de près ou de loin, par des inondations. Et les conséquences d'une telle catastrophe sont énormes sur la population, tant physiquement que psychologiquement. Dans le but de faire avancer la recherche sur le sujet, Philippe Gachon, professeur du Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, a mis sur pied le Réseau inondations intersectoriel du Québec.

Le Québec est l’une des régions du monde où le réchauffement climatique affectera le plus la population, estime Philippe Gachon. La fonte de plus en plus précoce et rapide de la neige au printemps pourrait causer de plus fortes inondations dans le futur, avance-t-il.

« Ce n’est pas juste un problème météorologique ou hydrologique. C’est aussi un problème qui a des conséquences sur les populations », insiste le professeur.

« Juste pour les épisodes [d’inondations] de 2017, le Québec a dépensé entre 300 et 400 millions de dollars. Des gens ne sont pas encore retournés chez eux », révèle-t-il.

Selon Gachon, ces problématiques doivent être étudiées en intégrant les sciences sociales, les sciences naturelles et les sciences de la santé. C’est pourquoi il a lancé le Réseau inondations intersectorielles du Québec, qui compte sur la collaboration unique de 16 universités de la province.

Parmi leurs objectifs du réseau, revoir la cartographie de risque d’inondation, qui n’a pas été revue depuis 25 ans, est en tête de liste. La majorité des compagnies d’assurances ne couvrent pas les frais d’inondation. C’est pourquoi il est primordial de mettre à jour les cartes de risque pour changer ça, croit le professeur.

Le réseau vise aussi à faire prendre connaissance des conséquences des inondations sur les populations touchées, notamment en ce qui a trait au stress et au choc post-traumatique.

« On se rend compte, à la suite d’études [qu'on a menées], qu'il y a des impacts, et pas juste à court terme. Ça déstructure les familles, ça jette dehors des gens qui, souvent, ont tout perdu », indique le directeur du réseau.

Dans le but d’agir en amont, Philippe Gachon propose aussi de modifier les aménagements du territoire et les politiques publiques. Il compte s’asseoir autour de la table avec les ministres et différentes organisations telles qu'Environnement Canada afin de faire avancer le dossier.

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