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Isabelle Richer
Audio fil du lundi 3 décembre 2018

David Saint-Jacques dans l’espace : un lancement historique, selon Charles Tisseyre

Publié le

La capsule Soyouz quelques instants avant son amarrage à la SSI.
La capsule Soyouz quelques instants avant son amarrage à la SSI.   Photo : NASA

Le 11 octobre dernier, lorsque la fusée Soyouz a connu une défaillance au décollage, plusieurs avaient l'impression que le voyage de l'astronaute canadien David Saint-Jacques n'était pas près de se produire. Or, moins de deux mois plus tard, il se trouve dans la Station spatiale internationale (SSI), après un voyage sans encombre. Cela en fait un vol historique, selon Charles Tisseyre, animateur de l'émission Découverte.

Le lancement d’aujourd’hui est historique d’une certaine façon, parce qu’on a rarement vu le lancement de deux astronautes et un cosmonaute dans l’espace après une avarie pareille, après si peu de temps, indique l’animateur. C’est assez extraordinaire.

Le vol aurait pu être retardé. Alors que les Russes affirmaient avoir trouvé et corrigé le problème de leur fusée, les Canadiens s’apprêtaient à mener tout de même une enquête. Finalement, ils ont fait confiance aux Russes et ils ont eu raison, souligne Charles Tisseyre.

Pour David Saint-Jacques, c’est l’aboutissement de 10 ans d’attente et d’entraînement. Charles Tisseyre précise qu’un astronaute américain aurait attendu trois ou quatre ans pour effectuer le voyage, mais comme le Canada fournit à peine 3 % du budget de la SSI, les astronautes canadiens doivent faire preuve de patience et attendre leur tour.

Une mission à accomplir

Les deux astronautes canadien et américain ainsi que le cosmonaute russe ont toutes sortes d’expériences à mener pour le compte de leur pays. Ça va être difficile, parce qu’ils ne vont être que trois, explique Charles Tisseyre. Ça prend trois personnes pour entretenir la station, donc, il va rester peu de temps pour faire des expériences.

En tant que médecin, David Saint-Jacques devra observer l’état de santé de ses collègues ainsi que le sien. Il travaillera notamment avec un bioanalyseur, un appareil qui permet de prendre des échantillons de sang, d’urine et de salive, et de les analyser sur place, plutôt que de les congeler et de les envoyer sur Terre, technique qui endommageait les échantillons.

L’astronaute canadien portera aussi presque en permanence un biomoniteur, c’est-à-dire un maillot qui enverra sur Terre toutes sortes d’informations sur sa condition physique.

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