Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du vendredi 23 novembre 2018

Chambly avait le pouvoir de sauver la maison Boileau, affirme la ministre de la Culture

Publié le

M. Picard regarde le sol, café à la main, devant la maison partiellement détruite.
La maison Boileau a été démolie le 22 novembre.   Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy, a été surprise et choquée de la démolition de la maison du patriote René Boileau, à Chambly. Elle accuse la Ville de ne pas avoir exercé ses pouvoirs pour la sauver.

On a été pris complètement au dépourvu parce qu’on ignorait que ça s’en venait, dit-elle. Notre compréhension, c’est que la Ville voulait faire quelque chose avec cette belle maison-là.

Oui, la précédente ministre de la Culture, Hélène David, avait décidé de ne pas classer la maison Boileau comme un bâtiment patrimonial. Mais d’autres options s’offraient aux élus de Chambly, précise Nathalie Roy : Les choses n’ont pas toutes besoin d’être classées. Elles peuvent être citées. Il y a différentes possibilités de protection, et si la Ville avait décidé de citer l’immeuble comme étant un immeuble patrimonial, elle aurait pu demander des subventions très intéressantes, mais ça n’a pas été fait.

Selon Nathalie Roy, après le refus de la ministre David, aucune demande d'aide n'a été faite auprès du ministère de la Culture pour la maison Boileau. On se retrouve avec une municipalité qui n’a pas voulu exercer son pouvoir, déplore-t-elle.

On veut bien aider, mais encore faut-il qu’on nous demande de l’aide.

Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications

Nathalie Roy souhaite que les communications se rétablissent entre son ministère et les propriétaires de bâtiments historiques, dont les municipalités. Elle déplore que de nombreux propriétaires négligent d’entretenir ces immeubles, jusqu’à ce que la démolition devienne nécessaire.

Mais en même temps, elle demande aux Québécois jusqu’où ils veulent aller dans la protection de leurs bâtiments patrimoniaux, qui représente des coûts importants : On ne peut pas protéger toute la province du Québec. Jusqu’à combien sommes-nous prêts à aller collectivement? C’est une question que nous devons nous poser.

Chargement en cours