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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 21 novembre 2018

Survivre à l’apocalypse avec Joe Beef

Publié le

L'affiche extérieure du restaurant Joe Beef.
Le restaurant Joe Beef, dans le sud-ouest de Montréal   Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

On ne sait jamais ce qui peut arriver. Frédéric Morin et David McMillan, du restaurant montréalais Joe Beef, ont l'habitude de se préparer au pire, et ils ont voulu dévoiler quelques-unes de leurs recettes de survie dans le livre Joe Beef : survivre à l'apocalypse.

On est de grands amateurs de kits de survie, explique le chef Frédéric Morin. J’ai des chaînes dans ma voiture, j’ai un kit pour faire des points de suture dans ma voiture, j’ai des poêles à gaz chez nous...

Du pain des coureurs des bois à l’achigan en écorce de bouleau en passant par du savon et des pastilles d’épinette contre la toux faits maison, les recettes de Joe Beef : survivre à l’apocalypse transportent le lecteur à une époque où tout était fait à la main. Le livre se veut donc un guide de savoir-faire.

Aujourd’hui, avec une hache, je vais faire un carré d’agneau et une table de cuisine, illustre Frédéric Morin.

Pour réaliser les recettes, pas besoin d’une multitude d’instruments.

La taille de ton coffre à outils est inversement proportionnelle à celle de tes compétences.

Frédéric Morin, chef copropriétaire du restaurant Joe Beef

L’apocalypse, c’est Instagram

Si les auteurs du livre ne s’attendent pas vraiment à voir la fin du monde arriver demain, ils estiment néanmoins que nous vivons la fin d’une époque, durant laquelle le plaisir disparaît au profit du superficiel.

Frédéric Morin est particulièrement critique à l’endroit de ce qu’il appelle l’autoglorification de la gastronomie. La plupart des chefs dressent leur assiette de façon à ce qu’elle soit prise en photo par le dessus, souligne-t-il. À cause de cela, l’assiette n’est pas esthétique du point de vue du client qui la reçoit, déplore Frédéric Morin.

Il s’inquiète aussi de la place que prennent le téléphone intelligent et les réseaux sociaux au restaurant : J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de relations interpersonnelles qui sont négligées à cause de ça. Ça coûte cher d’aller au restaurant, mais il y a des gens qui passent la soirée à regarder leur téléphone.

Le chef raconte d’ailleurs avoir déjà vu des clients apporter de petits projecteurs lumineux dans son restaurant pour prendre de meilleures photos.

C’est pourquoi le personnel de salle du restaurant Joe Beef n’hésite pas à intervenir lorsqu’il voit la technologie gâcher le repas de ses clients.

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