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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Vendredi fou : gare aux arnaques!

Audio fil du mercredi 21 novembre 2018
Des clients dans un magasin d'électronique attendent en file à la caisse pour payer. La plupart ont acheté une télévision.

Des millions de consommateurs vont encore se précipiter dans les magasins cette année à l'occasion du Vendredi fou.

Photo : Getty Images / Sandy Huffaker

L'avocate Élise Thériault donne quelques conseils pour vous éviter d'être trompé par des rabais qui n'en sont pas.

Le conseil le plus important qu’elle donne à ceux qui veulent faire de bonnes affaires au Vendredi fou est de magasiner. Avec Internet, il est maintenant possible de suivre l’évolution des prix des objets que l’on convoite. Selon Élise Thériault, s’informer avant d’acheter est la meilleure façon d’obtenir le meilleur prix.

C’est aussi un moyen de se prémunir contre les faux rabais. Élise Thériault explique qu’un faux rabais survient lorsque le commerçant gonfle les prix quelques jours avant d’afficher ses réductions, pour donner l’impression que le prix réduit est bien en dessous du prix normal. « Il faut que le commerçant ait vendu une certaine quantité d’objets au prix normal pour que ce soit un vrai rabais », précise-t-elle.

Attention aux prix d'appel

L’avocate invite aussi les consommateurs à se méfier de la « vente à prix d’appel », qui survient lorsqu’un commerçant affiche un prix, par exemple sur son site web, mais qu'il ne vend pas l’article au prix qui est affiché. « On vous fait miroiter un bon prix pour un produit, ensuite on tente de vous vendre quelque chose d’autre de plus cher ou le même produit à un autre prix », explique-t-elle. L’arnaque se produit souvent lors de transactions en ligne. Le consommateur achète un produit, il confirme son achat, mais il reçoit par la suite un courriel lui disant que le prix doit être ajusté en raison d’une erreur.

Cette pratique est illégale au Québec. Dans la province, un prix affiché sur Internet est considéré comme une offre, et si un consommateur accepte cette offre en achetant le produit en question, il est lié par contrat au commerçant. Ce n’est toutefois pas le cas dans les autres provinces canadiennes.

On est chanceux parce qu’au Québec, on est mieux protégés contre ça que dans les autres provinces.

Élise Thériault, avocate

Élise Thériault encourage les gens qui repèrent de faux rabais à porter plainte au Bureau de la concurrence et à l’Office de protection du consommateur.

Ne vous laissez pas arrêter par les quantités limitées

Si un commerçant offre un rabais sur un produit qui est proposé en quantité limitée, la loi l’oblige à indiquer le nombre exact d’articles en vente. Une simple mention « en quantité limitée » ne suffit pas.

« C’est la responsabilité du commerçant de s’assurer de suffire à la demande, affirme Élise Thériault. S’il n’est pas capable de suffire à la demande, la loi au Québec prévoit que vous n’êtes pas obligés de vous contenter d’un bon différé. Vous pouvez exiger un produit supérieur ou équivalent au même prix, sur-le-champ. »

Et si on achète à l’étranger?

Avec les achats en ligne, les transactions peuvent se faire auprès d’entreprises établies un peu partout dans le monde. Est-on moins protégé lorsqu’on achète à l’étranger?

« Si vous êtes au Québec au moment de faire votre achat, c’est la Loi sur la protection du consommateur qui s’applique, répond l’avocate. Donc, vous êtes protégés par cette loi-là, autant pour les garanties que pour la conclusion du contrat. »

Elle mentionne toutefois qu’il peut être difficile de faire appliquer un jugement contre une entreprise établie à l’étranger.

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