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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 24 octobre 2018

Plus d’autobus plutôt que l’électrification, pour une meilleure gestion du Fonds vert

Publié le

Un autobus qui affiche sur son écran frontal « 100 % électrique » est arrêté le long d'un trottoir. Un bras mécanique sort de son toit et est accroché à un poteau installé en bordure de trottoir.
Un autobus de la Société de transport de Montréal qui est 100 % électrique est en train d'être rechargé.   Photo : Radio-Canada

Le professeur de physique Normand Mousseau, de l'Université de Montréal, estime que de placer les revenus de la taxe sur le carbone dans un Fonds vert est une bonne approche, mais encore faut-il que cet argent soit bien investi.

Il donne l’exemple des autobus : il croit qu’il est plus efficace d’utiliser l’argent du Fonds vert pour acheter plus d’autobus et augmenter l’offre que d’investir pour remplacer les autobus existants par des autobus électriques. Normand Mousseau fait remarquer que l’amélioration du service est beaucoup plus susceptible de convaincre plus de citoyens d’emprunter les transports en commun, ce qui, à terme, ferait encore plus diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Il faut que les gens comprennent que ces investissements-là leur rendent la vie meilleure, dit-il.

Or, un rapport du ministère de l’Environnement conclut, au contraire, que les 2 milliards de dollars du Fonds vert qui ont été investis jusqu’à présent n’ont pas servi à transformer la société québécoise. Le fonds a par exemple permis l’achat de grues électriques par le Port de Montréal fabriquées à l’étranger. Oui, on réduit les gaz à effet de serre, mais cet argent-là ne nous sert pas à nous transformer, à développer l’économie et à avoir une meilleure qualité de vie, fait valoir Normand Mousseau.

Le professeur précise que le Fonds vert devrait contenir 4 milliards de dollars d’ici 2020.

Comme il va falloir nettement plus que 4 milliards de dollars pour nous transformer, il faut nous assurer que tous les investissements, toutes les actions du gouvernement nous amènent à réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Normand Mousseau, professeur de physique à l'Université de Montréal

Comment, alors, assurer une gestion plus efficace du Fonds vert? Il faudrait que ça remonte plus près du premier ministre, même au niveau du Conseil du Trésor, pour s'assurer que toutes les dépenses, toutes les actions sont coordonnées, pense le professeur.

En ce moment, le Fonds vert est géré par le ministère de l’Environnement, alors que ce n’est pas là que sont prises les décisions économiques. C’est ce qui fait que l’argent n’est pas toujours investi de façon optimale, selon Normand Mousseau.

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