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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 23 octobre 2018

Comment cherche-t-on la vie dans l’espace?

Publié le

Représentation artistique de l'étoile Trappist-1 et de ses planètes.
Représentation artistique de l'étoile Trappist-1 et de ses planètes.   Photo : NASA/JPL-Caltech

Michaël Gillon, astrophysicien à l'Institut STAR de Liège, en Belgique, fait partie d'un groupe international d'astronomes qui fouillent le cosmos sans relâche dans l'espoir de découvrir de nouvelles planètes. Leur but ultime : repérer des traces de vie ailleurs dans l'univers.

Ce groupe de scientifiques a d’ailleurs découvert, l’an dernier, sept exoplanètes de la taille de la Terre autour de l’étoile Trappist-1. Cette découverte a valu à Michaël Gillon de figurer dans la prestigieuse liste des 100 personnes les plus influentes du magazine Time.

Parmi les sept exoplanètes localisées, trois ou quatre sont potentiellement habitables, c’est-à-dire qu’elles ne sont ni trop près ni trop loin de leur étoile, selon Michaël Gillon. Ce sont les premières planètes potentiellement habitables qui se prêtent à une recherche de traces de vie avec la technologie actuelle, mentionne-t-il.

Ce système est situé à 40 années-lumière de la Terre, soit 400 000 milliards de kilomètres. Donc, à l’échelle humaine, c’est énorme, mais à l’échelle de l’univers, et même de notre galaxie, c’est le voisinage, c’est vraiment la banlieue, affirme l’astrophysicien.

C’est pourquoi il sera possible de chercher la vie sur ces planètes grâce aux télescopes déjà existants. Mais comment les scientifiques procéderont-ils pour trouver ces traces de vie?

Ils chercheront d’abord la présence d’eau liquide à la surface. Mais même s’ils en trouvaient, cela ne prouverait pas à 100 % la présence de vie, précise Michaël Gillon.

Les astronomes étudieront donc également l’atmosphère de ces exoplanètes. Michaël Gillon explique que toute forme de vie modifie la composition de l’air. Par exemple, l’oxygène qui se trouve dans l’atmosphère de la Terre est en grande partie produit par la photosynthèse des plantes. Donc, ce qu’on va chercher, c’est une composition atmosphérique qui ne peut s’expliquer que par la présence d’une activité biologique à la surface, indique-t-il.

Cela implique par contre que la vie dans l’espace ait la même forme que la vie sur Terre, c’est-à-dire qu’elle soit basée sur la chimie du carbone. Si la vie y était totalement différente, basée sur la chimie du silicium, par exemple – ce qui est une possibilité théorique –, on ne pourrait pas la reconnaître, affirme Michaël Gillon. À des années-lumière, ce qu’on peut faire est très limité. Il faut donc quelque chose qu’on puisse reconnaître, quelque chose qu’on connaît déjà, ici, sur Terre.

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