Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du vendredi 5 octobre 2018

Légaliser la prostitution, c’est dire oui à la violence, selon la Coalition contre la traite des femmes

Publié le

Une jeune femme légèrement vêtue accroupie sur le trottoir
La prostitution   Photo : iStock

La directrice de la Coalition contre la traite des femmes, Taina Bien-Aimé, dénonce la résolution adoptée ce printemps par le Parti libéral du Canada, qui vise à légaliser la prostitution. Selon elle, cela engendrerait une plus grande violence contre les femmes qui se prostituent.

Les libéraux du Canada ont présenté une résolution qui dépénaliserait le proxénétisme, c’est ça que les gens ne comprennent pas, affirme Taina Bien-Aimé. Elle rappelle que la loi décriminalise déjà la vente de certains services sexuels et qu’une légalisation totale ne ferait que légitimer ceux qui en profitent.

Comme il y a un lien direct entre le système prostitutionnel et la traite, si nous nous retrouvons dans un système de dépénalisation ou de légalisation de la prostitution, nous verrons les mêmes effets catastrophiques qu’en Allemagne, qu’aux Pays-Bas et qu’en Australie, craint Taina Bien-Aimé.

Elle soutient qu’aux Pays-Bas, la police peine à sévir contre la violence sexuelle, car, comme les établissements de prostitution sont légaux, les policiers n’ont pas une grande marge de manœuvre pour intervenir. On ne peut pas contrôler la violence sexuelle, croit-elle.

Taina Bien-Aimé ajoute qu’en Allemagne, les acheteurs de services sexuels reçoivent des menus dans lesquels ils peuvent choisir la femme avec qui ils veulent avoir une relation sexuelle.

Selon elle, jusqu’à 90 % des prostituées dans les maisons closes aux Pays-Bas et en Allemagne viennent de l’étranger, pour la plupart des pays pauvres de l’Europe de l’Est.

Lorsqu’on légalise la prostitution, l’État devient proxénète. L’État profite de l’exploitation des autres et profite de la traite des autres.

Taina Bien-Aimé, directrice de la Coalition contre la traite des femmes

Chargement en cours