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Annie Desrochers
Audio fil du mardi 2 octobre 2018

Quand l’accouchement est synonyme de violence

Publié le

Un nouveau-né couché sur une mère épuisée.
Selon Marie-Hélène Lahaye, 90 % des femmes pourraient accoucher par elles-mêmes, sans l'aide d'un médecin.   Photo : Getty Images / gaiamoments

Selon la juriste Marie-Hélène Lahaye, auteure du livre Accouchement : les femmes méritent mieux, de nombreuses femmes sortent de leur accouchement traumatisées, notamment parce que certaines ont vécu de la violence obstétricale.

La violence obstétricale, ce sont des actes médicaux inutiles posés sans le consentement des femmes, précise Marie-Hélène Lahaye. Lorsque les femmes se plaignent de ces gestes, elles se font dire qu’elles devraient plutôt se réjouir que leur bébé soit en santé, déplore la juriste.

Dans le meilleur des cas, ces femmes sortent de leur accouchement déçues, en ayant l’impression qu’on leur a volé ce moment important de leur vie, croit Marie-Hélène Lahaye. Elle ajoute que de 15 % à 20 % des femmes qui accouchent font une dépression post-partum. Quand on parle avec ces femmes, on se rend compte que deux facteurs reviennent tout le temps : un accouchement qui se passe mal et un grand sentiment de solitude, affirme la juriste.

Certaines de ces femmes, de 5 % à 6 %, développent même des symptômes de stress post-traumatique, soutient-elle.

Une médicalisation systématique

Marie-Hélène Lahaye dénonce la surmédicalisation des accouchements. La situation actuelle montre que beaucoup de femmes vivent un accouchement médicalisé, pour la plupart du temps sans raison évidente, puisque la majorité des femmes sont capables d’accoucher par elles-mêmes, sans l’aide d’un médecin, dit-elle. Selon la juriste, 90 % des femmes pourraient accoucher seules.

Elle estime que cette médicalisation inutile, qui se traduit par des césariennes non justifiées, l’injection de substances pour accélérer l’accouchement, etc., est dommageable pour les femmes, autant sur le plan physique que psychologique.

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