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Isabelle Richer
Audio fil du lundi 24 septembre 2018

Une coalition dénonce les conditions de détention des femmes à Leclerc

Publié le

Les barreaux d'une prison
Les mains d'une femme aux barreaux d'une prison   Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Quand les femmes détenues à la Maison Tanguay ont été transférées à l'établissement de détention Leclerc, à Laval, le gouvernement promettait que la situation serait temporaire. Deux ans et demi plus tard, des femmes y sont toujours détenues, dénonce Lucie Lemonde, porte-parole de la Coalition d'action et de surveillance sur l'incarcération des femmes au Québec.

Elle souligne que l’établissement Leclerc est un centre de détention à sécurité très élevée réservé, à l’origine, aux hommes. Même si hommes et femmes y vivent désormais séparés, Lucie Lemonde estime que l’endroit est inapproprié pour les détenues.

Elle croit aussi que les mesures de sécurité sont disproportionnées par rapport aux crimes dont sont accusées ces femmes. Ce sont des femmes "multipoquées"; elles ont presque toutes été victimes de violence dans leur vie, qu’elle soit physique, sexuelle ou psychologique; elles sont peu scolarisées; elles vivent dans des milieux précaires, et ce sont souvent des personnes qui ont de gros problèmes de santé mentale, indique-t-elle.

Lucie Lemonde mentionne que les agents correctionnels qui y travaillent sont habitués à intervenir auprès des hommes. L’approche correctionnelle n’est pas adaptée aux besoins des femmes, soutient-elle.

Elle précise que le gouvernement Couillard a mis sur pied un comité pour se pencher sur le sort de ces femmes détenues, mais les conclusions se font toujours attendre. Ils ont quand même fait un bon travail, mais on ne connaît pas le contenu de leur rapport : ils ne nous y donnent pas accès.

La porte-parole de la Coalition souhaiterait que les politiciens se prononcent sur l’avenir des femmes détenues à Leclerc durant la campagne électorale, même si elle sait que cet enjeu n'est pas le plus vendeur auprès des électeurs.

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