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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 21 septembre 2018

François Hollande mène une charge contre Donald Trump

Publié le

François Hollande parlant dans un micro.
L'ancien président français François Hollande en entrevue avec Annie Desrochers   Photo : Claude Dube

De passage à Montréal, l'ancien président français François Hollande ne mâche pas ses mots à l'endroit du président américain. Il voit Donald Trump comme une menace pour le multilatéralisme et la santé de la planète. Annie Desrochers l'a rencontré.

Donald Trump prend une responsabilité très lourde parce que ce n’est pas seulement un accord sur le climat qui est mis en cause, c’est aussi l’accord sur l’Iran, ce sont aussi les accords commerciaux, c’est l’ONU, c’est l’OMC, c’est l’UNESCO, c’est l’ensemble de la vie internationale, précise l'ex-président français. Tout ce qui a été la phase de construction d’un ordre international depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale est en train d’être mis en cause.

François Hollande reproche au président américain de prendre des risques non seulement pour les États-Unis, mais pour la planète entière.

Il y a des moments dans la vie de l’humanité où il y a des avancées considérables. L’accord sur le climat en a été une des illustrations. Et il y a des reculs. Toute la question, c’est de savoir qui l’emportera : ce qu’on pense être le progrès humain ou l’acte de destruction? Votre voisin du sud, pour l’instant, il participe de l’acte de destruction.

François Hollande, ancien président de la République française

Environnement : avoir confiance en notre système

Contrairement au ministre démissionnaire Nicolas Hulot, François Hollande est convaincu qu’il est possible de réorienter la croissance pour qu’elle soit durable et au bénéfice de l’humanité : Nous sommes dans un univers qui est celui de la mondialisation, du capitalisme, de la croissance. Si on pense qu’on ne peut rien faire dans ce système-là, il est à craindre qu’on ne fasse qu’à la marge. Non, je pense que, dans cet univers-là, il est possible d’agir pour que les groupes économiques soient contraints, soient incités à aller vers l’intérêt général.

Il mentionne que plusieurs entreprises ont déjà compris que les investissements dans la protection de l'environnement pouvaient être un levier de développement et de croissance.

L’ancien président suggère toutefois de changer les indicateurs observés pour évaluer la vitalité de l'économie. On ne mesure que des quantités, on ne voit pas ce qui est détruit, déplore-t-il.

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