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Isabelle Richer
Audio fil du lundi 17 septembre 2018

Bye bye gras trans

Publié le

Santé Canada souligne que les gras trans font augmenter le taux sanguin de «mauvais» cholestérol, tout en abaissant le taux de «bon» cholestérol – ce qui accroît les risques de maladie du cœur.
Santé Canada souligne que les gras trans font augmenter le taux sanguin de « mauvais » cholestérol, tout en abaissant le taux de « bon » cholestérol – ce qui accroît les risques de maladie du cœur.   Photo : iStock

À partir de maintenant, les gras trans sont complètement bannis de l'alimentation au Canada. Cela concerne les produits fabriqués au pays, mais aussi ceux qui sont importés et ceux qui sont servis dans les restaurants. Selon le titulaire de la Chaire de nutrition de l'Université Laval, Benoît Lamarche, l'obligation d'afficher la quantité de gras trans contenue dans un aliment avait déjà beaucoup contribué à réduire la présence de cet élément nocif pour la santé.

Avec le temps, on a vu une grande diminution de l’exposition des Canadiens aux gras trans alimentaires et là, on fait le dernier pas qui nous amène vers un bannissement, donc la disparition totale de ces gras-là, souligne-t-il.

Les gras trans sont-ils remplacés par plus de sucre ou plus de sel dans les aliments? Non, assure Benoît Lamarche. Ce sont plutôt les gras polyinsaturés, qui se trouvent dans les huiles végétales, qui sont utilisés par l’industrie.

Benoît Lamarche précise qu’au moment d’annoncer le bannissement des gras trans, l’industrie alimentaire a bien reçu la consigne de ne pas les remplacer par des gras saturés, qui sont moins nocifs, mais tout de même mauvais pour la santé.

Et donc, on fait une pierre deux coups : on élimine le méchant garnement et on ajoute des gras qui sont un peu meilleurs pour la santé, se réjouit-il.

Benoît Lamarche mentionne qu’au Danemark, où les gras trans ont été bannis il y a longtemps, on note une diminution de la mortalité coronarienne. Il ajoute qu'il existe un consensus scientifique sur le fait que ce type de gras fait augmenter le mauvais cholestérol et diminuer le bon chez les personnes qui en consomment.

Benoît Lamarche affirme toutefois qu'il sera difficile de s’assurer que l’interdiction est bel et bien respectée par l’industrie : Il n’y a pas de programme formel qui est annoncé pour évaluer ces changements-là.

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