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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 14 septembre 2018

Plastique : quand les industriels rejettent la faute sur les consommateurs

Publié le

Une multitude de déchets plastiques rejetés sur une plage du Panama par l'océan Pacifique.
Les déchets plastiques colonisent les océans, jonchent les rivages et altèrent la faune sous-marine.   Photo : Reuters / Carlos Jasso

À qui revient la responsabilité de l'accumulation de plastique dans les océans? Des campagnes de sensibilisation en France pointent du doigt les consommateurs qui jettent leurs déchets au mauvais endroit. Or, la journaliste française Sandrine Rigaud a découvert que bien souvent, ce sont de gros vendeurs de plastique qui financent ces publicités.

C’est vrai que nous avons tous une part de responsabilité et qu’il ne faut absolument pas laisser traîner ses déchets, concède-t-elle. Mais en revanche, ça nous empêche de nous poser la question de fond, qui est celle du mode de production. Est-ce qu’aujourd'hui, on a besoin d’autant de plastique?

Dans son reportage Plastique : la grande intox, Sandrine Rigaud met en lumière la stratégie du lobby du plastique, qui veut à tout prix que la consommation se poursuive. C’est pourquoi il finance des campagnes de sensibilisation qui misent sur le recyclage plutôt que sur une moins grande utilisation.

Aujourd’hui, on a l’impression que le recyclage est la solution miracle au problème du plastique, remarque Sandrine Rigaud. La réalité, c’est que le recyclage n’est pas possible à 100 %. Elle souligne qu’il y a toujours des pertes dans le processus, et que plusieurs types de plastique ne sont carrément pas recyclables.

Une stratégie qui ne date pas d'hier

Cette stratégie du lobby du plastique n’est pas nouvelle, selon Sandrine Rigaud. La journaliste mentionne une publicité mythique qui a été diffusée dans les années 70 aux États-Unis dans laquelle on disait que les gens étaient responsables de la pollution et que c’était eux qui avaient le pouvoir de l’arrêter. La publicité provenait d’une association financée par Coca-Cola. Ce qu’on découvre, c’est qu’en fait, le lobby des boissons et de l’emballage qui était derrière cette publicité avait pour but de dire : "Regardez, ce sont les consommateurs le problème, pas les industriels", dit-elle.

Sandrine Rigaud rappelle que Danone, un grand utilisateur de plastique, est le plus important groupe agroalimentaire en France. Si on commence à dire que le plastique est un problème, que vendra Danone?, demande-t-elle.

Pour regarder le reportage Plastique: la grande intox, cliquez ici.

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