Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 3 septembre 2018

Il s’est soumis aux conditions extrêmes pour mieux comprendre le cerveau humain

Publié le

Représentation d'un cerveau.
Représentation d'un cerveau.   Photo : iStock

Du froid mordant de la Russie à la sécheresse du désert iranien, en passant par les imprévisibles canaux marins de la Patagonie et la chaleur étouffante de l'Amazonie, l'explorateur français Christian Clot s'est rendu dans les milieux extrêmes que l'on peut trouver sur Terre. Son objectif : comprendre les mécanismes du cerveau qui permettent à l'humain de s'adapter.

Quand on est à -60 °C, le corps ne sait pas comment réagir, explique Christian Clot. Et vous êtes à -60 °C la nuit, et à -45 °C le jour. Vous n’avez pas de répit.

Pourtant, le cerveau trouve le moyen de s’adapter, et c’est ce qu’a découvert l’explorateur. Ça veut dire que la plasticité du cerveau fonctionne à plein, souligne-t-il. Alors qu'on a cru pendant longtemps que le cerveau se figeait à partir de 25 ans, l'expérience menée par Christian Clot démontre, au contraire, qu'il est en constante évolution. Chaque fois qu’on voit quelque chose de nouveau, qui nous interpelle, on fait un peu travailler son cerveau, indique l'explorateur. Tant que l’on continue à le faire, le cerveau évolue.

Et pas besoin de se rendre au milieu du désert iranien pour constater les capacités d’adaptation de notre cerveau : La raison du changement n’a pas beaucoup d’importance. Dès le moment où le changement a un [effet] sur nous, que ce soit la perte d’un ami proche, un vent violent dans le désert ou un licenciement qui nous a surpris, on est face à une situation qui nous dépasse, on ne sait pas comment réagir et on va devoir chercher une stratégie d’ajustement.

S’adapter pour survivre

Dans les sociétés occidentales, on peut avoir l’impression d’être en sécurité et de ne plus avoir besoin de s’adapter aux aléas de la nature. Mais la Terre va très vite nous rappeler à l’ordre, affirme Christian Clot. Peut-être qu’on a un peu perdu cette capacité adaptative que les animaux ont toujours et qu’on va devoir réapprendre ça.

Il n’y a pas un territoire sur la planète qui ne va pas changer.

Christian Clot, explorateur

Il mentionne que c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a voulu étudier les capacités adaptatives du cerveau. On essaie de comprendre quels sont les facteurs d’adaptation qu’on pourrait enseigner aux autres humains pour les aider à mieux vivre demain, explique-t-il.

Chargement en cours