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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Fermer les épiceries le dimanche pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre

Audio fil du mardi 21 août 2018
Une affiche sur laquelle on peut lire « Chers clients, nous vous remercions de votre patience et compréhension durant cette période de plein emploi. Alors que nous sommes constamment en recherche de candidat(e)s passionné(e)s, notre personnel s'efforce de minimiser les irritants et vous offrir le meilleur service. Merci! »

Le IGA Louise Ménard de la Place Dupuis a affiché cette bannière pour s'excuser auprès de ses clients des irritants engendrés par la pénurie de travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blais

Conscient de l'irritation de ses clients en raison du manque de personnel, le IGA Louise Ménard de la Place Dupuis, au centre-ville de Montréal, a installé une affiche sur laquelle il s'excuse et demande à sa clientèle de prendre son mal en patience. Le copropriétaire du supermarché, Bruno Ménard, croit que tous les commerces de détail devraient réduire leurs heures d'ouverture pour mieux faire face au manque de travailleurs.

Le IGA de la Place Dupuis est souvent aux prises avec de longues files d’attente aux caisses, surtout le soir et à l’heure du dîner. On comprend que les clients sont irrités parce qu’ils attendent, dit Bruno Ménard. Ils s'attendraient à avoir un meilleur service et un service plus rapide, mais on n’est pas capable de leur offrir.

Le copropriétaire du supermarché peine à recruter des employés. Dans la situation actuelle de plein emploi, il croit que les travailleurs ont beaucoup de choix et qu’ils préfèrent avoir un horaire de travail régulier plutôt que de travailler dans une épicerie où ils sont appelés à travailler les soirs et les fins de semaine.

C’est pourquoi Bruno Ménard estime que les commerces de détail devraient réduire leurs heures d’ouverture, et même être fermés le dimanche. Je pense que c’est une solution qu’il faut adopter, mais ce n’est pas juste une solution marchande, dit-il. Moi, je pourrais le faire, mais j’ai tous mes compétiteurs qui sont ouverts jusqu’à 23 h, alors je me tirerais dans le pied.

Selon Bruno Ménard, la réduction des heures d’ouverture permettrait aussi d’offrir une meilleure qualité de vie aux employés.

Il faudrait que tout le monde soit sur le même pied d’égalité pour qu’on se batte à armes égales avec nos compétiteurs. 

Bruno Ménard, copropriétaire du IGA Louise Ménard de la Place Dupuis

Pas d’autres solutions

Bruno Ménard estime que les autres solutions souvent mises de l’avant pour faire face à la pénurie de main-d’oeuvre ne sont pas viables dans son cas.

Par exemple, il affirme qu’il lui serait impossible de survivre en augmentant le salaire de ses employés. On ne fait pas du 25 %, 30 %, 35 % de marge de profit, dit-il On en fait une très petite, du 1 % et parfois moins.

Pour ce qui est des caisses automatiques, Bruno Ménard soutient qu’elles n'intéressent pas les clients : J’invite les gens au libre-service, mais les gens n’y vont pas parce qu’ils veulent avoir le service d’un caissier ou d’une caissière.

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