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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 21 août 2018

Enfants mordus par un chien : ce n’est pas aux médecins d’appeler la police

Publié le

Un chien qui a la bouche ouverte pour haleter regarde droit devant lui. Il est assis dans une voiture de police et une sorte de licou semble être mis sur lui.
Un chien qui a attaqué, selon des témoins, deux enfants dans l'arrondissement de Montréal-Nord.   Photo : Courtoisie / Sylvain Proulx

L'histoire d'un chien qui a mordu plusieurs personnes, dont des enfants, cette semaine à Montréal-Nord soulève des questions sur le rôle des médecins dans les cas de morsures graves. Le porte-parole de l'Association des médecins d'urgence du Québec, Bernard Mathieu, affirme que ce n'est pas aux professionnels de la santé d'appeler la police lorsque de tels cas surviennent.

« Je pense que nous aurions peut-être un problème déontologique de faire nous-mêmes un appel à la police, dit-il. Nous avons un contrat avec le patient qui nous force à respecter la confidentialité de la consultation. Il faudrait que la sécurité du patient ou de son entourage soit à risque. »

Bernard Mathieu précise que l’établissement de santé contactera la police seulement dans les cas où la loi l’y oblige, comme lors de blessures par arme à feu.

« Notre rôle, ça va être de prendre en charge la blessure, de la soigner, et, [dans le cas de morsure d'un enfant], de parler de prévention avec les parents par la suite », ajoute Bernard Mathieu.

Il précise qu’il n’existe pas de protocole précis lorsqu’un enfant se présente à l’urgence avec des morsures. Si l’urgentologue a des raisons de croire que l’enfant est victime de négligence, il s’assurera qu’il est en sécurité, ce qui passe habituellement par une hospitalisation, et il consultera la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). C'est à eux [la DPJ] d'intervenir pour sécuriser l'environnement de l'enfant, soutient Bernard Mathieu.

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