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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du lundi 20 août 2018

L’hypnose, un outil médical qui fait ses preuves

Publié le

Médecin tenant un stéthoscope.
L'hypnose médicale est de plus en plus utilisée par les professionnels de la santé.   Photo : iStock

La pratique de l'hypnose est encore entourée de méfiance et de préjugés, mais elle fait de plus en plus ses preuves. L'hypnose est aujourd'hui présentée comme un outil efficace pour aider les professionnels de la santé à guérir leurs patients de toutes sortes de maux. Elle fait d'ailleurs l'objet d'un congrès mondial cette semaine à Montréal, auquel participe le doctorant en neuroscience Mathieu Landry, spécialiste de l'hypnose médicale.

« Je pense qu’aujourd’hui, les données sont assez claires sur le fait qu’on peut utiliser l’hypnose dans certains contextes, affirme-t-il. Mais ce n’est toutefois pas une panacée, on ne va pas guérir le cancer. On va l’utiliser comme adjuvant pour permettre à la personne d’utiliser ses ressources mentales. »

Le spécialiste cite le cas d’un patient qui subissait un traitement de chimiothérapie, avec des effets indésirables très forts. L’hypnose lui a permis de mieux gérer son stress et son anxiété, et ainsi de réduire les effets négatifs de la chimiothérapie.

Mathieu Landry précise qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur la définition de l’hypnose. Il explique qu’en général, on définit l’hypnose comme le fait d’altérer la conscience et la perception d’une personne en lui faisant des suggestions alors qu’elle se trouve en état de transe. Par exemple, l’hypnose pourrait changer la perception de la douleur, aider une personne à contrôler ses émotions ou changer la relation de dépendance de quelqu'un à l’alcool, au tabac ou à la drogue. Et en psychothérapie, elle peut aider un patient à surmonter une phobie, entre autres.

Mathieu Landry tient à se faire rassurant : les recherches montrent clairement que les patients sous hypnose demeurent toujours en contrôle. « Il n’y a jamais de perte de contrôle, assure-t-il. Je ne peux pas vous faire faire ce que vous ne voulez pas faire. Néanmoins, certaines personnes vont faire l’expérience d’une perte de contrôle, mais ça ne veut pas dire qu’elles le perdent. Ça veut dire que d’un point de vue subjectif, on peut avoir cette impression-là. »

Au-delà de la pseudoscience

Selon Mathieu Landry, certains spécialistes de la santé sont réticents à avoir recours à l’hypnose, car ils associent cette pratique à de la pseudoscience. S’il est vrai que certains utilisent l’hypnose dans un esprit peu scientifique, le spécialiste soutient que son efficacité, dans certains contextes médicaux, est totalement prouvée.

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