Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Audio fil du lundi 20 août 2018

Le scorbut, de retour dans les pays industrialisés

Publié le

Peinture montrant un homme donnant un citron à un invalide couché sur le sol, dans la cale d'un bateau.
James Lind donnant des agrumes à des marins souffrant de scorbut, en 1747.   Photo : Institute of Naval Medecine

On entend beaucoup parler du scorbut dans les cours d'histoire au secondaire, mais cette maladie est loin d'être de l'histoire ancienne. Des dizaines de cas ont été recensés dans des pays industrialisés au cours des dernières années. La nutritionniste Marie-Josée Leblanc pointe du doigt les aliments ultratransformés.

Elle explique que le scorbut est dû à une longue carence en vitamine C. Or, le traitement thermique que l'on fait subir aux aliments précuits ou en conserve élimine cette vitamine, qui se trouve principalement dans les fruits et les légumes.

Marie-Josée Leblanc se fait toutefois rassurante : le scorbut demeure une maladie très rare dans les pays industrialisés. Ce n’est pas parce qu’on est déficient en vitamine C quelques jours qu’on va développer le scorbut, précise-t-elle.

De façon générale, la population consomme même trop de vitamine C, ce qui n’est pas grave, parce que la vitamine C, on va l’éliminer dans l’urine, ajoute la nutritionniste.

Les cas de scorbut surviennent généralement dans des milieux défavorisés, où l’accès aux aliments sains et frais est plus difficile. Marie-Josée Leblanc mentionne que plusieurs personnes à faible revenu choisissent des aliments très caloriques, mais peu nutritifs, pour combler leur faim.

La nutritionniste se réjouit toutefois de voir que de plus en plus d’initiatives sont mises sur pied pour lutter contre le problème des déserts alimentaires.

Elle rappelle que la consommation d’aliments ultratransformés contribue à bien d’autres maux : L’ultratransformation alimentaire, c’est un point important. Ça peut avoir des effets marginaux, comme le scorbut qui apparaît de temps en temps, mais le gros problème, c’est surtout l’incidence de maladies chroniques, comme l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.

Chargement en cours